La féminité écrasée

Aragon l’a si bien dit : La femme est l’avenir de l’homme. L’islam a-t-il dès lors un avenir, lui qui refuse la femme libre, indépendante, égale en droits?
Un peu partout, dans le monde, la féminité est prise en otage par des barbus se référant à un dogme patriarcal d’un autre âge.
Un peu partout, cette féminité est cachée, emprisonnée, contrainte à l’ombre sous des habits effaçant toute individualité. Derrière leurs grillages de tissu et sous leurs voiles, les femmes sont contrôlées par un système collectif répressif impitoyable.

A l’ombre des minarets, cette réalité commence à s’établir en Suisse.
Si nous voulons stopper une évolution qui renvoie l’égalité des femmes aux vestiaires de l’histoire, nous devons être vigilants en ce qui concerne le symbole ostentatoire du patriarcat écrasant qu’est le minaret.
De nombreuses femmes ont fui l’intégrisme religieux dans leur pays d’origine et craignent d’en retrouver le signe par trop visible chez nous où elles croyaient avoir acquis des droits égaux et une vie libre et digne.
De plus en plus, la tutelle les rattrape.
Car ceux qui veulent construire les minarets sont financés par les mouvances les plus obscurantistes de l’Islam, en particulier les Wahabites d’Arabie saoudite.
Or, si la société civile ne fait rien, les têtes de pont et points de ralliement que représentent les minarets créeront de plus en plus, dans leur entourage, des sociétés parallèles réduisant, dans les faits, les droits des femmes à leur portion congrue.
Car la pression exercée sur les femmes dans des systèmes de type clanique est énorme, la police des consciences insidieuse, le contrôle social total.
Dans la conception littéraliste qu’a l’Islam de la femme, le contrôle de la sexualité féminine est garant de pouvoir et une obligation doctrinale.
Le premier signe tangible de cet état de fait est le voile, simple bout de tissu, certes, mais tout sauf innocent.
Pourquoi les hommes ne se voilent-ils pas plutôt les yeux plutôt que d’emballer leur femme comme de vulgaires morceaux de jambon, de crainte de ne pouvoir réfréner leurs pulsions bestiales ?
Le voile est une insulte, et pour la femme, et pour l’homme.
Or, voilà ce que Tariq Ramadan déclare à ce sujet : « Plus des femmes avec leur hijab seront présentes sur le plan social …plus on habituera les mentalités, et plus les choses changeront. »
Ce qui doit changer, c’est donc, selon frère Tariq, le regard de la société occidentale et non pas le statut de la femme islamique. Voilà qui promet bien peu d’intégration et beaucoup de soumission féminine.
Suit le combat constant des musulmans contre la mixité.
En principe, elle concerne les deux sexes, mais étrangement, les dispenses de cours ne sont demandées que pour les filles. Les garçons peuvent sans problème tester leur virilité avec des adolescentes de tout bord, de préférence du camp des infidèles.
A la puberté, des parents refusent que leur filles participent aux voyages d’étude, aux camps, à diverses sorties, toujours pour cause de mixité.
Or, ceci est contraire à notre conception du droit, contraire à notre conception du rapport entre les sexes. Si nous cédons ici, nous abandonnons les femmes, seul espoir pour la société islamique d’évoluer, à leur triste sort.
Voile et refus de la mixité ne sont cependant que les deux paliers de préparation à des intrusions beaucoup plus grandes dans la vie des femmes, je veux parler des mariages forcés, de la polygamie, des châtiments corporels, de l’excision et, dans le pire des cas, des meurtres d’honneur.
Tout ça est parfaitement contraire à notre droit et se pratique pourtant de plus en plus sous couvert de multiculturalisme.
Pour terminer et pour étayer concrètement ce que je viens de dire, je voudrais relever ici différentes fatwas prononcées contre les femmes par le conseil européen de la fatwa dont fait partie Youssef Ibram, le nouvel Imam de la mosquée de Genève :

Fatwa No 17 : Il est rappelé que le mariage d’une musulmane avec un non-musulman est absolument illicite.

Fatwa No 21 : La coupe des cheveux féminins nécessite une entente préalable entre les époux avant son exécution, afin que perdurent l’affection et la concorde entre eux.

Fatwa 37 : La pudeur est une qualité louable aussi bien chez les hommes que les femmes, mais elle l’est encore davantage chez la femme et plus conforme à sa nature féminine. C’est cela qui fait que, généralement, elle ne prend pas l’initiative d’adresser la parole aux hommes qui lui sont étrangers.

Et la Fatwa 38 pour terminer : Concernant la pratique du vélo, l’éventualité de la perte de virginité liée à cette pratique est à étudier afin d’en connaître le degré de risque. Si celui-ci est grand, il faudra interdire la bicyclette aux jeunes filles.

Tout cela est parfaitement éloquent et n’est pas prononcé quelque part aux tréfonds de l’Iran ou de l’Arabie saoudite, mais chez nous, par des personnes qui s’offusquent d’être discriminées si elles n’obtiennent pas le droit de construire les minarets qu’elles entendent planter sur la tombe de l’égalité des femmes.


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