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L’insécurité, un problème secondaire pour le PDC

Les élus UDC du district de Martigny et du Chablais avaient demandé l’organisation, cette année encore, d’une session spéciale du Grand Conseil sur l’insécurité. Au Bureau du Grand Conseil, les représentants du PDC, avec une troublante unanimité, ont toutefois dit non. Ils ont ainsi refusé de marquer un intérêt par-ticulier pour un thème qui, ne leur en déplaise, constitue de plus en plus une préoccupation quotidienne des Valaisannes et des Valaisans.

Et pourtant, les problèmes sont là : à Martigny, une longue série d’incidents qui ont opposé des communautés étrangères et qui révèlent les liens entre l’insécurité et une immigration mal contrôlée; et dans le Chablais, une augmentation de la criminalité transfrontalière qui constitue une conséquence directe de l’entrée en vigueur de la “passoire Schengen”. Hélas, cette montée de l’insécurité ne touche pas que le Bas-Valais; on en veut pour preuve un récent braquage sur le Haut-Plateau.

Que les élus PDC aient ou non la volonté d’affronter ces problèmes, le temps, aujourd’hui, n’est donc plus aux paroles, mais aux actes. Les Valaisans ont des soucis et des attentes claires. Le devoir des responsables politiques est donc de leur apporter des réponses claires et précises également.

Or, que font-ils, ces responsables politiques?

Dans le district de Martigny, on a vu que le préfet (PDC…), pourtant sollicité dans ce sens en décembre 2009 par les élus et les sections UDC, a refusé d’organiser des états généraux de l’insécurité.

Pour l’UDC, c’est donc bel et bien au Grand Conseil qu’il appartient, aujourd’hui, de se saisir du problème. Le moyen existait : une session sur l’insécurité, par analogie à la ses-sion sur le climat de novembre 2008, avec une déclaration du Conseil d’Etat sur sa poli-tique en matière de sécurité publique, des déclarations des groupes politiques et le traitement, en une unique session, de l’ensemble des interventions que les groupes politiques pourraient déposer dans l’intervalle dans ce domaine.

Le PDC, toutefois, a dit non.

La sécurité, pour lui, serait-elle moins importante que le climat? Pour fixer les bonnes priorités, les Valaisannes et les Valaisans, ils ne doivent jamais l’oublier, ont une arme : leur bulletin de vote.

L’insécurité rattrapera-t-elle le PDC?

Groupe UDC
Jean-Luc Addor
Chef de groupe