En avant, toute!
La stratégie du groupe UDC fédéral sur l’accord UBS et surtout ses changements a provoqué l’incompréhension et la colère de la base du parti, dans toute la Suisse. Il faut dire que le label UDC, c’est la fidélité à des principes, une ligne claire à laquelle on se tient. Le slalom, ce n’est pas le genre de la maison.
En Valais, nous sommes fiers qu’avec quelques collègues, notre Conseiller national, Oskar Freysinger, même si l’on parlait de gros sous, soit resté insensible au chantage de l’Oncle Sam et surtout fidèle aux principes pour lesquels l’UDC se bat depuis le début, à commencer par celui de l’indépendance de notre pays. Par respect pour ceux d’entre nous qui récoltent des signatures pour l’initiative visant à inscrire dans la constitution le secret protégeant les clients des banques, secret dont l’UDC s’est toujours présentée comme le dernier vrai rempart, ces élus courageux ont osé dire NON à un accord que l’UDC a toujours jugé néfaste et contraire aux intérêts de la Suisse. Ce combat, un combat pour une Suisse qui ne courbe pas l’échine, pour une Suisse qui redresse la tête, par respect pour les engagements pris, nous le mènerons jusqu’au bout.
Cet accord a divisé l’UDC. Soit. Sans doute a-t-il suscité, au sein de notre parti, un débat très dur. Mais au moins, à l’UDC, débat il y a eu, signe de l’attachement de notre parti à des valeurs qui ont fait leurs preuves. Car ceux qui, aujourd’hui, PDC, PLR, espèrent apercevoir la division derrière le débat, qu’ont-ils fait? De débat, ils n’en ont eu aucun véritable. Sans états d’âme apparents, ils se sont rendus sans même combattre. Ce sont eux, et personne d’autre qui, les premiers, ont vendu à l’Oncle Sam le secret protégeant les clients des banques.
Ce débat, que révèle-t-il à l’UDC? Des tensions entre romands et alémaniques? A l’évidence, non. La provenance (de tout le pays) de la minorité du groupe qui a osé placer les principes au-dessus des gros sous montre que l’enjeu du débat, ce n’était pas une question de style, mais de fidélité à une ligne. Des Romands qui suivent comme des moutons? Non, des Suisses de tous horizons, Valaisans en tête, qui osent dire oui à des services postaux pour tous ou non à une baisse injustifiée des taux de conversion LPP, tout cela au sein d’un parti qui, là est peut-être la surprise pour certains, permet le débat. Ce que nous avions à dire de la stratégie qui a conduit à l’acceptation d’un accord néfaste, nous l’avons dit, clairement, aux responsables concernés de notre parti. Christoph Blocher lui-même, à Delémont, a dit aux délégués qu’il comprenait que certains d’entre nous (à vrai dire, presque tous, en Valais) aient peiné à comprendre et à accepter ce changement de stratégie. Il s’en est même excusé.
C’est pourquoi, maintenant que le vote est passé, nous pouvons tourner la page et nous pouvons voir devant, dans l’unité, confiants que nous sommes dans tout ce qui, au sein de l’UDC, nous réunit, Romands, Alémaniques et Tessinois, au service de notre pays, de son indépendance, de notre identité et de notre sécurité.
Avec toutes celles et tous ceux qui nous ont fait confiance et qui ont fait de l’UDC le premier parti de Suisse, avec tous ces patriotes, nous attendons des responsables et des élus de notre parti qu’ils cessent de se prêter au jeu de ceux qui cherchent à nous diviser et qu’au contraire, ils poursuivent ce combat que l’UDC est la seule capable de mener de manière conséquente : combat contre l’insécurité et contre une immigration mal contrôlée avec l’initiative pour le renvoi des étrangers criminels, combat contre les baillis étrangers qui veulent confisquer aux Suisses leur vote sur les minarets, combat contre la passoire Schengen et contre les abus de la libre circulation, combat contre l’Empire bureaucratique de Bruxelles et contre l’Euro, symbole de son implosion programmée, combat encore pour valoriser le travail des femmes au foyer avec l’initiative pour les familles, combat enfin pour une école de qualité.
Indépendance, identité, contrôle de l’immigration, sécurité, famille, école, autant de thèmes qui touchent les Suisses, les Valaisans, de toutes conditions sociales, concrètement, au quotidien, autant de thèmes aussi autour desquels chacun doit savoir que l’UDC est unie et le restera.
C’est avec ces thèmes que nous voulons maintenant voir devant, pour l’avenir de notre pays et de notre canton, confiants que c’est là-dessus que les Suisses et les Valaisans nous jugerons et qu’en 2011, ils sauront, plus que jamais, reconnaître les leurs.
Donc, en avant, toute, pour la Suisse et pour le Valais!
Jean-Luc Addor
Chef du groupe UDC











