Elle a (encore) cédé !
Au terme d’un cirque médiatique sans précédent dans ce qui devient maintenant le feuilleton de cet été, Esther Waeber-Kalbermatten a décidé de renvoyer Bernard Rappaz chez lui pour y purger sa peine en attendant un jugement du TF.
Le grand gagnant de cette farce, c’est bien évidemment le dealer de Saxon qui a réussi à faire plier le gouvernement valaisan alors qu’il était – en principe – même prêt à mourir pour défendre sa cause. C’est donc une décision politique que de libérer un homme qui, rappelons-le, a été condamné pour de multiples motifs, notamment : gestion déloyale aggravée, blanchiment d’argent, violation grave des règles de la circulation routière, violation grave de la loi fédérale sur les stupéfiants et violation de diverses lois d’assurances sociales.
Nos autorités n’ont-elles plus le courage nécessaire pour faire respecter une décision de justice à l’encontre d’un simple criminel de droit commun ?
Comment attendre des détenus, et autres délinquants en puissance, une crainte de notre justice si celle-ci plie au moindre chantage exercé par un prisonnier un tant soit peu médiatisé ? Demain, ils pourront tous dicter à l’Etat, moyennant une grève de la faim, de quelle manière ils désirent accomplir ou non leur peine.
Comment peut-on se plaindre avec véhémence de la montée de la criminalité et de la faiblesse de nos lois, en voyant ça comme une fatalité, si les sanctions prononcées ne sont pas appliquées ?
Que fait enfin le reste du gouvernement ? Laissera-t-il encore cet individu s’en tirer à bon compte en se moquant de l’Etat, de la Justice et des Valaisans ? Agira-t-il pour restaurer la crédibilité du gouvernement face à la faiblesse de leur collègue ?
En attendant, l’UDC constate que depuis le début, Mme Waeber-Kalbermatten gère l’affaire de la pire des manières possible : Première interruption de peine, visite à l’hôpital d’un criminel de droit commun, exportation du problème à Genève et Berne, incapacité de gérer le buzz médiatique. Depuis le début, elle fait partie du problème qu’elle a contribué à amplifier, et non pas de la solution. Pour cette raison, l’UDCVR demande à cette magistrate incapable de résister aux pressions et de gérer une situation de crise, de démissionner de son poste de conseillère d’Etat et de laisser quelqu’un de plus compétent occuper ce poste.
Pour l’UDC du Valais Romand
Oskar Freysinger, président
Jérôme Desmeules, secrétaire général











