Fête nationale des Jeunes UDC du district de Monthey : succès pour une première
Ce sont une centaine de personnes, dont une majorité de jeunes, qui ont répondu, le 1er août, à l’appel des Jeunes UDC du district de Monthey et qui se sont réunies à Champoussin, au couvert des Frâchettes. Ils y ont retrouvé les candidats de la liste Jeunes UDC du Bas-Valais au Conseil national qui n’étaient ni en vacances ni au travail, soit Antoine Carraux, député suppléant, Guillaume Vanay et Alexandre Cipolla, ainsi que Raphaël Filliez, Président de l’UDCVR et Sébastien Allard, Président de l’UDC Monthey-Choëx, eux-mêmes candidats au Conseil national sur la liste principale de l’UDC du Bas-Valais. Grégory Logean, Président des Jeunes UDC du Valais romand et également candidat au Conseil national, mais dans le Centre, était lui aussi présent.
Avant de s’essayer à la lutte suisse, Jean-Luc Addor, chef du groupe UDC au Grand Conseil et candidat au Conseil des Etats, a prononcé le discours suivant :
Chers Amis Patriotes,
Chers Amis UDC et Jeunes UDC,
Pour nous, qui n’avons rejoint que tardivement l’alliance fédérale et qui avons eu une histoire assez différente de celle des Waldstätten, le 1er août peut paraître un peu artificiel. Nous n’avons pas forcément une tendance naturelle à nous identifier aux paysans alémaniques aux bras noueux et aux “mollets de vieux Suisses” – c’est le cas de dire – des peintures de Hodler. Mais pour nous qui avons finalement rejoint la Confédération en 1815, l’histoire de ces “vieux Suisses”, c’est devenu la nôtre aussi. Et c’est cette histoire à laquelle se relient nos 3 Suisses à nous, ces trois jeunes UDC, ces trois patriotes qui, en vue des élections de cet automne, ont renouvelé publiquement, sur une affiche magnifique, le serment de s’engager pour la Suisse.
Notre fête patriotique, c’est le jour où nous célébrons ce qui a fait qu’au cours des siècles, surmontant épreuves et menaces, la Confédération des trois cantons d’Uri, de Schwyz et d’Unterwald est devenue le pays qui est le nôtre aujourd’hui et dont nous sommes fiers, aujourd’hui, de célébrer le 716ème anniversaire.
Le 1er août, ce n’est pas seulement une occasion de nous remémorer le passé. Le passé, nous ne le cultivons pas pour lui-même. Ce que nous voulons, c’est en extraire l’esprit et la volonté qui animaient les gens de l’époque. Nous voulons en tirer des leçons pour nous, pour aujourd’hui et pour l’avenir. Ce que nous cherchons en évoquant ceux qui nous ont précédés, en rappelant leur exemple, c’est la force et le courage de poursuivre l’œuvre qu’ils ont commencée.
Le 1er août, c’est le 1er août. Ce que je viens de dire paraît idiot. Eh bien non! Car il y a des gens qui veulent en changer la date (il y en a en tout cas un pas loin d’ici, à Morgins, qui se prend pour la relève d’un parti qui rêve encore éveillé de sa grandeur passée). Mais le 1er août, c’est une tradition. Et on ne change pas de tradition comme de chemise. Nous, patriotes, nous continuons, envers et contre tout, à croire à la valeur des traditions. Ce qui fait leur valeur, la raison pour laquelle on ne peut pas en changer impunément, c’est le simple fait qu’elles ont survécu au temps, qu’elles ont duré. Et si nous, nous voulons continuer à exister, si nous voulons rester des hommes libres dans un pays libre, nos traditions, nous ne devons pas les changer, mais les cultiver. Pour agir, pour avancer, nous avons besoin de repères. Nos repères, ce sont justement les traditions, nos traditions. Les traditions, c’est ce qui demeure quand tout change. C’est ce qui nous permet de savoir d’où nous venons, seul moyen de savoir où nous devons aller.
Revenons au pacte de 1291.
Dans ce pacte, on trouve des dispositions assez diverses, qui vont des questions politiques et militaires au droit pénal ou encore au droit civil. Mais ce qui en est le centre, l’essentiel, c’est l’esprit, la volonté d’indépendance qui animait les chefs des trois cantons d’Uri, de Schwyz et d’Unterwald au début d’août 1291. C’est aussi la volonté d’assurer la sécurité intérieure. C’est enfin – et surtout – la volonté de durer, “si Dieu y consent”, à perpétuité, qui a permis à nos ancêtres de nous donner ce pays que nous aimons et qu’il nous appartient à nous, aujourd’hui, de défendre.
Qu’est-ce que cela peut signifier pour nous, ici, aujourd’hui?
La volonté d’indépendance, d’abord. Il y en a trop, parmi ceux qui nous gouvernent, qui ont oublié l’exemple des petits Waldstätten contre les grands de l’époque. Ils croient que dans le monde d’aujourd’hui, notre pays est devenu trop petit pour continuer à exister de manière indépendante et que nous devrions sacrifier ce qui reste de notre indépendance et de nos libertés pour nous fondre dans de grands ensembles anonymes et d’ailleurs aussi coûteux. Mais en 1291, est-ce que la situation des cantons d’Uri, de Schwyz et d’Unterwald face aux Habsbourg et à l’Empire était plus enviable que la nôtre aujourd’hui face à l’Union européenne? C’est par un effort de volonté que ces gens, à l’époque, ont surmonté la petite taille de leur pays pour forger, à la barbe des puissants, ce qui est devenu notre pays. Au lieu de baisser les bras, montrons-nous donc dignes de nos ancêtres et sachons défendre ce pays qu’ils ont fait.
Ce qui menace notre pays, aujourd’hui, ce n’est pas seulement l’impérialisme de Bruxelles. C’est aussi une immigration mal contrôlée dont nous voyons les conséquences tous les jours, dans nos rues, particulièrement ici, dans le district de Monthey.
Ce qui est en jeu, aujourd’hui, c’est notre culture, nos lois et nos traditions, menacés par un Islam intolérant et conquérant qui prétend imposer, sur notre terre chrétienne, le voile à ses femmes, ses minarets ou encore ses carrés dans les cimetières, n’attendant plus que le moment où la faiblesse de ceux qui nous gouvernent lui permettra d’imposer sa loi. Il y a quelques jours, un homme de mes connaissances qui n’a pas peur d’affirmer ses convictions chrétiennes me posait cette question : pourquoi Charles Martel n’a-t-il pas été canonisé? Quant à moi, aujourd’hui, je vous dis ceci (je l’ai déjà dit, mais je le répète en vous invitant à signer et à faire signer l’initiative contre la construction de minarets) : je ne me ferai pas réveiller deux fois par le muezzin!
Si nous voulons rester chez nous dans ce pays qui est, au monde, l’un de ceux qui, déjà, accueillent la plus grande proportion d’étrangers, si nous voulons que la Suisse reste aux Suisses, nous avons le droit et surtout le devoir d’imposer nos règles et nos lois. Aux étrangers qui souhaitent rester chez nous, nous avons le droit de dire : adaptez-vous ou rentrez chez vous! Aux étrangers criminels, aux étrangers qui abusent des largesses de nos assurances sociales, nous avons le droit de dire : rentrez chez vous! Et pour dire cela, il y a un bon moyen : ce formulaire de l’initiative UDC pour le renvoi des étrangers criminels, il faut le renvoyer (lui aussi!), et vite, mais rempli de signatures, pour donner à tout le pays, avant les élections fédérales de cet automne, un signe fort de notre volonté de rester maîtres chez nous.
J’aimerais terminer par un hommage, l’hommage à un patriote.
Dany, tu avais un idéal. Peut-être aspirais-tu à quelque chose de trop haut ou de trop absolu. Et peut-être que toi qui, comme nous, n’étais qu’un homme, tu n’as pas supporté de ne pas pouvoir le toucher, cet absolu, et de ne pouvoir, comme nous, modestement, qu’essayer de l’approcher.
Mais ce qui nous réunit surtout, Dany, aujourd’hui, c’est ce qui résonne encore dans nos cœurs. C’est ce chant que tu avais choisi et que nous avons entendu, la gorge serrée, dans l’église bondée où tu nous as réunis : “mon beau pays”.
Dany, ton pays, tu l’aimais. Nous aussi, nous l’aimons, ce pays, notre pays. Nous aussi, nous voulons nous engager pour notre pays, pour défendre notre culture et nos traditions. Et de Là-Haut, près de ce Seigneur qu’invoquaient les premiers Suisses, tu es avec nous, Dany, j’en suis sûr, pour dire avec nous : vive la Suisse, vive le Valais, vive l’UDC et vive les jeunes UDC!
Le texte de ce discours est également disponible sur le site www.jladdor.ch











