La réaction de l’Ambassadeur d’Autriche… et la réponse d’Adolphe Ribordy
Toujours rapide à la détente, Le Confédéré lui-même nous a transmis l’échange de correspondance qu’il a eue avec l’Ambassadeur d’Autriche en réaction à ce qu’il a lui-même qualifié, “sans excuse et avec un énorme rire” (sic), de “provoc réussie” :
Cher Mr. Ribordy,
Chère rédaction du «Confédéré»,
A travers l´édition de „20 minutes“ d´aujourd´hui, mon attention été attirée sur une annonce dans votre journal intitulée «Autrichiens: on a déjà donné».
Sans vouloir m’ingérer dans le débat préélectoral, ni me solidariser avec le politicien en question, ni de son programme, je me sens poussé a vous faire part, comme représentant de mon pays en Suisse, du profond sentiment de malaise ressenti devant l´utilisation tellement négative de l´Autriche et des Autrichiens comme slogan dans le débat politique intérieur.
De plus, et ceci comme réflexion plus générale, il me semble que dans un contexte de débat démocratique, toute comparaison d´un opposant politique avec Hitler, aussi séduisant que cela puisse paraître, implique en soi le danger de minimiser la terreur du national-socialisme, effet nécessairement condamnable.
Voila pourquoi je vous serais gré de retirer cette annonce de votre site.
Avec mes meilleurs sentiments
Michael Desser
…puis la réponse d’Adolphe Ribordy :
Monsieur l’Ambassadeur,
Je tiens d’abord à vous rassurer, je suis un fan de l’Autriche j’en connais coins et recoins et Vienne me séduit toujours et j’y vais souvent.
Cela dit cette affiche n’avait d’autres prétentions que de montrer à M. Freysinger, autrichien naturalisé suisse, et également conseiller national, que toute campagne électorale doit comporter des barrières à ne pas franchir.
Touché, il veut saisir les tribunaux, soit, je pourrais donc m’expliquer avec lui et dire aussi à cette occasion mon admiration pour l’Autriche et ma colère contre ses pratiques de marketing électoral.
Vous devez savoir que sa formation politique a mis Ben Laden sur une carte d’identité suisse heurtant mon patriotisme à moi, elle a insulté avec une autre affiche des Musulmans en prière, et pire, elle a utilisé le portrait d’une jeune droguée pour une campagne anti gauchiste, c’était là une atteinte insoutenable à la dignité humaine.
Dans l’article qui accompagne le pastiche de l’affiche de l’UDC je disais simplement que tout cela rappelait tristement les années 1930.
Le pastiche d’affiche ne figurera plus, dès vendredi, sur le site du Confédéré, soyez donc rassuré.
Si vous pouviez également signifier à votre ancien concitoyen qu’il manifeste un peu plus de retenue dans sa campagne vous ferez de moi votre obligé en démocratie.
Avec mes salutations les plus autrichiennes.
Adolphe Ribordy
…et ce qu’Adolphe Ribordy croit pouvoir qualifier de “mot de la fin” :
Cher Mr. Ribordy,
Merci de votre réponse rassurante.
Avec mes meilleurs sentiments
Michael Desser












