Papival : des bénéfices sur le dos de la BCVs?
A la fin des années 1990, la société Papival était en situation de dépôt de bilan. Reprise par la BCVs, elle a été assainie entre 1999 et 2000. Cette opération a été négociée au plus haut niveau de la direction de la banque et n’a pas manqué d’être portée à la connaissance du conseil d’administration. A cette époque, Jean-Noël Rey a acquis, auprès de cette banque dont il était lui-même administrateur, une part du capital-actions de Papival, qu’il a revendue quelques années plus tard.
Des bruits circulent dans la République selon lesquels cette opération aurait permis à Jean-Noël Rey de réaliser un bénéfice substantiel au détriment de notre banque cantonale. Il se dit aussi que pendant la période durant laquelle cet administrateur de la BCVs était actionnaire de Papival, son épouse aurait touché, de la part de Papival, des montants considérables à titre d’honoraires.
Pour rassurer les Valaisans au sujet de la gestion de leur banque cantonale, le Conseil d’Etat est prié de répondre aux questions suivantes :
1. Combien la BCVs a-t-elle finalement perdu dans l’opération d’assainissement de Papival?
2. En sa qualité d’administrateur de la BCVs, Jean-Noël Rey a-t-il eu connaissance du dossier que la banque avait constitué en vue d’assainir, puis de revendre Papival?
3. Quelle proportion du capital-actions de Papival a-t-il acquis, quand, à quel prix et le cas échéant à quelles conditions?
4. Quand a-t-il revendu ses actions et à quel prix?
5. Pendant la période durant laquelle son mari était actionnaire de Papival, l’épouse de Jean-Noël Rey a-t-elle touché des honoraires de la part de Papival et si oui, à quel titre et pour quels montants?
6. Compte tenu de la position d’administrateur que Jean-Noël Rey occupait, au moment où il a acquis une partie du capital-actions de Papival, au sein de la banque auprès de laquelle il a acquis les actions de cette société, cette acquisition doit-elle être qualifiée d’opération d’initié?
7. Si l’on tire un bilan de cette opération, doit-on considérer que par l’assainissement de Papival, c’est la BCVs qui, par la perte qu’elle a essuyée, a financé une partie du bénéfice réalisé par Jean-Noël Rey au moment de la revente de ses actions Papival et le paiement des honoraires éventuellement versés par Papival à l’épouse de Jean-Noël Rey?
8. Y a-t-il d’autres cas dans lesquels l’un ou l’autre administrateur de la BCVs aurait acquis des actions d’une société assainie par notre banque cantonale et si oui, lesquels?
Interpellation déposée le 11.09.2007 par le groupe UDC/SVP au Grand Conseil











