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Pour le dépistage de la consommation de cannabis dans les écoles

2007_affiche_udcvr_01.jpgLa presse annonce le dépôt, au Grand Conseil vaudois, d’une motion demandant l’introduction du dépistage du cannabis dans les écoles.

C’est l’occasion de rappeler que le Parlement valaisan a déjà été saisi le 11 octobre 2007 d’une demande semblable, soit d’une motion du groupe UDC/SVP, par François Pellouchoud, député suppléant.

Voici le texte de cette intervention :

Le cannabis constitue actuellement, pour les jeunes Suisses, un grave problème de santé publique. Un quart des 15-19 ans en consomment régulièrement. Les jeunes écoliers et apprentis le reconnaissent eux-mêmes, le cannabis provoque chez eux des troubles de la mémoire et de la concentration et de la passivité en classe. La conséquence en est une augmentation de l’échec scolaire, comme en témoigne une étude menée sur des milliers d’étudiants aux Etats-Unis, étude qui a montré que le consommateur de cannabis avait deux fois plus de risques de redoubler que les autres élèves.

Les jeunes jouent une grande partie de leur avenir en quelques années. C’est sur ces quelques années critiques qu’il faut concentrer les efforts pour éviter que par une consommation de drogues, ils mettent en péril leur avenir social et professionnel. Il faut répéter une évidence : l’usage du cannabis est incompatible avec les exigences des études ou d’un apprentissage. Quand, à 20 ans (ou même avant…), les fumeurs de cannabis sont passés aux drogues dures, sans apprentissage, à l’AI et qu’ils partent en cure de désintoxication, c’est trop tard.

Nous demandons au Conseil d’État de créer une base légale autorisant les recteurs des collèges et directeurs des CO à introduire des tests de dépistage de consommation de cannabis dans leur établissement et d’établir, en collaboration avec le DECS, une liste de sanctions.

Parmi celles-ci, sur les modèles anglais et américain, on peut notamment penser à des cours obligatoires sur les conséquences de la consommation de drogues et sur les abus d’alcool (“biture express”).

Comme c’est le cas partout où ce test a été introduit, nous sommes convaincus que déjà la menace du test et des sanctions incitera la majorité des élèves et étudiants exposés à cette tentation à refuser la consommation de drogues.

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