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L’hôpital de Sion et le Valais relégués en ligue B ?

rsv-sion

La loi sur les établissements et institutions sanitaires (LEIS) actuellement en vigueur prévoit, outre un hôpital de soins aigus dans chacune des trois zones hospitalières (Haut, Centre et Chablais), le regroupement sur un site unique (l’hôpital de Sion) des disciplines médicales de pointe. Il s’agit des disciplines qui ne sont pas réservées aux hôpitaux universitaires, mais qu’un canton comme le nôtre peut espérer offrir à ses citoyens-patients, à savoir : chirurgie cardiaque, cardiologie invasive, chirurgie thoracique, neurochirurgie, néonatologie et radio-oncologie. On comprend aisément que de par leur spécialisation, de telles disciplines ne peuvent pas raisonnablement être offertes sur trois sites. D’où la nécessité de leur regroupement sur un site tout à la fois unique et central géographiquement.

L’un des enjeux de la votation cantonale du 23 octobre, pour tous les Valaisans, c’est de savoir si le maintien de ces disciplines dans notre canton va demeurer ancré dans la loi ou non. C’est en effet pour ce motif, en particulier, qu’un référendum a été lancé contre la nouvelle LEIS, celle qui est soumise au peuple. C’est aussi pour cela, entre autres, que le groupe UDC avait refusé cette loi et que l’UDC a activement soutenu ce référendum.

Le maintien de telles disciplines en Valais, à proximité de chez nous, est évidemment très important pour les patients valaisans. A défaut, nous en serions en effet réduits à nous déplacer en dehors du canton, à Berne ou à Lausanne ou Genève.

Mais il y a un autre enjeu encore, qui concerne lui aussi tout le canton et qui a fait l’objet d’un postulat http://www.vs.ch/Data/vos/docs/2011/02/DEP_2010.11_POS_3.100_Campus%20pour%20des%20HES%20performantes.pdf déposé par Bruno Perroud, député suppléant, au nom du groupe UDC : c’est la synergie du maintien de ces disciplines médicales de pointe avec le projet, soutenu par l’Etat du Valais avec la perspective d’un important appui financier d’un groupe privé et d’un partenariat avec l’EPFL, d’un campus qui, à Sion, regrouperait diverses hautes écoles (HES).

Si nous ne pouvons pas conserver ces disciplines médicales de pointe chez nous, cela reviendrait, pour nous, à une relégation de tout le canton, de l’ensemble de notre système hospitalier dans une sorte de “ligue B”.

Nous ne pouvons pas, nous ne devons pas laisser passer cette chance. Pour cela, nous ne pouvons pas simplement faire confiance, pour nous guider, à ceux (conseil d’administration, direction du RSV) dont l’audit a crument révélé les carences graves. Nous devons au contraire maintenir, dans la loi, l’exigence absolument essentielle du maintien de ces disciplines sur le site de Sion. Et pour cela, il faut conserver la loi actuelle, ce qui au passage nous donnera le temps (ce que le Conseil d’Etat, qui a voulu passer “en force”, n’a pas voulu) de tenir compte des résultats de l’audit réalisé à grands frais, un audit dont les experts ont d’ailleurs eux aussi préconisés la solution que nous soutenons.

Voilà pourquoi, entre autres, il faut dire NON à la LEIS le 23 octobre.

Jean-Luc Addor
Conseiller communal et député
Chef du groupe UDC


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