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Piquer aux handicapés ?

A cause, notamment, de la politique aventureuse de la BNS, l’Etat du Valais devra se serrer la ceinture en 2012. Encore faut-il savoir de quelle manière. Or, voici que comme le groupe UDC l’a déjà dénoncé à la session de septembre par Jean-Luc Addor et Bruno Perroud, le Conseil d’Etat a décidé de retrancher près de 7 millions dans le budget du Service de l’action sociale. Conséquence pratique : les institutions qui s’occupent des personnes en situation de handicap devront puiser dans leurs fonds de réserve d’exploitation pour boucler leur budget 2012. Et qui en fera les frais ? Les personnes handicapées et leurs familles.

L’UDC du Valais romand s’élève contre ce choix et s’y opposera au Parlement.

L’UDCVR n’est toutefois pas surprise de la dureté actuelle du Gouvernement valaisan, qui s’enferme dans sa tour d’ivoire au détriment des intérêts des citoyens et de leurs préoccupations quotidiennes. Faut-il rappeler les 12 mille signatures contre la LEIS, les oppositions au projet R3 ou encore les démarches citoyennes pour l’enfouissement complet des lignes à très haute tension ? Voici maintenant que le Conseil d’Etat s’en prend aux plus faibles, les personnes handicapées, en leur «piquant» les moyens financiers.

Pour rappel, à la demande du Parlement, des mandats de prestations ont été signées entre les associations et fondations concernées et l’Etat. Comme le précise l’AVIEA et la Conférence valaisanne des directeurs d’institutions dans un courrier commun daté du 24 août, «il s’agit d’un accord décidé à deux dans lequel la liberté d’entreprise liée à la possibilité de faire un fonds de réserve est invoquée. Les décisions concernant ce fonds doivent donc se décider à deux. De plus, ce fonds de réserve fait partie du prix payé par l’Etat à l’Association/Fondation pour les prestations qu’elle fournit via l’Institution dont elle est responsable. Etant le fruit du travail réalisé, cet argent lui appartient de fait et ce, dans les limites d’utilisation citées dans les mandats de prestation à l’article 6. L’utilisation de cet argent sans conciliation avec l’Association/Fondation équivaudrait à une rupture de contrat. Il faudrait, juridiquement, vérifier le bien-fondé de cette affectation.»

Cette pratique arbitraire ouvre la porte à la disparition des mandats de prestations voulus par le Parlement. Ainsi, on reviendrait à un modèle par subventionnement dans lequel les acteurs du domaine social perdraient la marge de manœuvre qui leur est nécessaire pour gérer leur institution de façon entrepreneuriale. Pour l’UDCVR, cette vision étatiste va à l’encontre de la volonté du Parlement et surtout démontre le manque de confiance envers les responsables d’institutions. Ceux-ci, en comparaison intercantonale, démontrent pourtant, par des prix journée très bas, leurs capacités de gestion et leur aptitude à répondre rapidement à l’émergence de nouveaux besoins. De plus, le plan stratégique cantonal en faveur des personnes en situation de handicap, élaboré par les professionnels du domaine, est régulièrement cité en exemple dans les autres cantons.

Obliger les institutions concernées à puiser dans leurs fonds de réserve équivaudrait aussi à mettre certaines d’entre elles en péril financièrement. On réduirait surtout des prestations reconnues comme nécessaires aux personnes handicapées.

L’UDCVR demande donc au Gouvernement de revoir rapidement sa “copie” budgétaire et de réduire la bureaucratie étatique plutôt que s’en prendre aux personnes handicapées.

UDC du Valais romand
Oskar Freysinger, Président
Jérôme Desmeules, Secrétaire général


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