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RSV : le ménage, pas de demi-mesures !

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Le président du conseil d’administration du RSV, caution du parti majoritaire à un système sanctionné par les Valaisans, et deux autres de ses collègues ont démissionné. Après un audit accablant, il a ainsi fallu plus de 6 mois et une claque à tout le système pour que partent une partie seulement de ceux qui, depuis trop longtemps, font bloc pour sauver un système soviétique dont le “Mur de Berlin” est tombé dimanche. C’est la moindre des choses. Mais les Valaisans ne peuvent pas se satisfaire d’une demi-mesure.

La claque que les Valaisans ont donnée dimanche dernier à toute la classe politique qui, à part l’UDC, avait marché presque comme un seul homme derrière Maurice Tornay, le Conseil d’Etat, le Dr Dupuis et les caciques du RSV, ne peut pas, ne doit pas aboutir qu’à cela. A ce gâchis, il y a d’autres responsables que l’UDC a désignés depuis longtemps déjà :

- D’abord, si le conseil d’administration voulait donner un signal fort, il devait démissionner en bloc, dans son intégralité, à réception du rapport des experts qui révélait ses graves carences. Depuis des années, il a fait bloc pour couvrir les graves dysfonctionnements dénoncés depuis 2005 au Grand Conseil (notamment par l’UDC), par diverses démarches citoyennes, par la COGEST, par l’audit et tout dernièrement encore par la Justice dans l’affaire Savioz. Qu’il fasse bloc, aujourd’hui, dans la défaite et dans le désaveu historique infligé par le peuple valaisan !

- La direction générale du RSV va-t-elle rester en place ? Ceux qui n’obtenaient pas la moyenne dans l’audit, ceux dont on entend dire que certains ont proféré des menaces contre des membres du corps médical opposés à une loi rejetée par le peuple, ces gens qui couvrent eux aussi depuis trop longtemps des dysfonctionnements inadmissibles, vont-ils continuer comme si de rien n’était ?

- Quant au tout-puissant chef du service de la santé publique et médecin cantonal, qui orchestre la manœuvre depuis si longtemps et qui a survécu à tant de chefs, doit-il survivre à un tel échec ?

L’UDC s’interroge en outre sur la confiance que les députés (et à travers eux les Valaisans) peuvent encore avoir, pour suivre ce processus, dans le président et dans la vice-présidente de la commission de la santé, qui ont cru devoir prendre la tête de la coalition défaite, un président qui, au soir du désastre, croyait encore pouvoir réduire une victoire citoyenne (et de l’UDC…) à celle d’une poignée de médecins haut-valaisans agissant contre l’intérêt des patients.

Pour l’UDC, il faut maintenant faire le ménage, pas à moitié, mais jusqu’au bout. C’est une question de respect de la volonté populaire. Tout simplement. Les Valaisans ont droit à ce que pour conduire leurs hôpitaux dans la rude concurrence qui les attend dès le début de l’année prochaine, on choisisse les responsables non plus par copinage, mais bien pour leurs compétences et pour leur capacité à écouter ceux qui travaillent sur le terrain – et les patients aussi.

La responsabilité de faire ce ménage nécessaire incombe au Conseil d’Etat et au premier chef à M. Tornay. Lui qui était un homme neuf et qui a malheureusement choisi d’assumer l’héritage du socialiste Burgener, c’est à lui qu’il revient, aujourd’hui, de nettoyer les écuries d’Augias. Après le massacre de sa garde aux Tuileries dimanche dernier, il lui faudra, pour éviter de se retrouver isolé, des décisions courageuses.

L’UDC y veillera, sans concessions, en particulier au Grand Conseil dès la session de novembre.

UDC du Valais romand
Oskar Freysinger, Président
Jérôme Desmeules, Secrétaire général
Jean-Luc Addor, Chef du groupe UDC