Compétences, clientélisme et tactique politicienne

rsv-sion

Ainsi donc, le Conseil d’Etat a placé à la présidence du conseil d’administration du RSV un ancien secrétaire d’Etat de Pascal Couchepin, dont le parcours dans l’administration cantonale vaudoise et à la direction des Hospices cantonaux (tiens, encore le CHUV…) sont certes éloquents. Pour le seconder, une ancienne députée “noire”, un député PDC, un notable PDC, un préfet radical et, pour donner le gage promis après la débâcle du 23 octobre, deux membres du comité référendaire contre la LEIS (dont sa présidente).

Ce n’est sans doute pas un hasard si cette annonce s’acompagne de celle de la nomination de Stéphane Rossini à la présidence de la commission extraparlementaire chargée de proposer une nouvelle mouture de la LEIS. Redevenu disponible pour le canton après s’être fait “doubler” sur le ticket socialiste au Conseil fédéral, ce dernier devient ainsi l’homme de confiance du Chef du département de la santé pour le conseiller dans cet important chantier. Récompense d’espoirs déçus ou confiance, pour gérer l’héritage du socialiste Thomas Burgener, dans un autre socialiste pour guider le Valais dans la concurrence qui attend ses hôpitaux dès le début de l’année prochaine?

En tout état de cause, que voilà un subtil mélange de clientélisme politique (on n’en sort pas) et de stratégie consistant à s’assurer la loyauté de ceux des alliés gouvernementaux, PLR et PS, qui s’était montrés un peu trop critiques au sujet de la LEIS.

Pour dépolitiser le RSV, il faudra peut-être attendre la prochaine fois…

Quant à l’UDC, deuxième parti du canton depuis le 23 octobre mais néanmoins tenue à l’écart du processus, qui n’a jamais travaillé pour mendier des places que nul, d’ailleurs, ne lui propose, elle aura l’avantage décisif de conserver une totale liberté d’analyse, de parole et de critique. Elle sera bien la seule dans ce cas.

Les Valaisannes et les Valaisans pourront donc continuer à compter sur nous pour veiller, sans concessions, à ce que l’on tire réellement et jusqu’au bout les conséquences des erreurs passées. Et comme eux, nous jugerons les responsables qui viennent d’être nommés ni sur leur curriculum vitae ni – et encore moins – sur leur carte de parti, mais sur leurs actes. Car aujourd’hui, après des années de flottement, le RSV a besoin de décisions et de mesures concrètes, et vite.

UDC du Valais romand
Oskar Freysinger, président
Jérôme Desmeules, Secrétaire général
Jean-Luc Addor, Chef du groupe UDC


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