Populisme ?

La politique, c’est notamment l’art de fixer des priorités. On l’a vu dans les débats du Grand Conseil sur le budget 2012. Conscients de ne pas pouvoir tout faire sans mettre en péril l’équilibre budgétaire, les groupes politiques avaient, entre autres, un choix clair : augmenter encore le budget des subventions aux primes d’assurance maladie ou redonner aux institutions pour personnes handicapées les 7 millions dont le Conseil d’Etat proposait de les priver.

L’enjeu ? En proposant de retrancher 6 millions au budget des subventions aux primes, la Commission des finances, suivie par l’UDC, n’enlevait rien à personne et surtout pas aux plus démunis, ni aux jeunes. Elle réduisait simplement l’augmentation de ce montant (192 millions) pour la ramener à un peu plus que celle de la prime de référence. Pour le budget du Service de l’action sociale, c’était tout autre chose : les 7 millions retranchés par le Gouvernement allaient manquer, concrètement, aux institutions touchées et sans ce montant, l’Etat ne serait même plus à même d’honorer des engagements qu’il a pris.

Entre une réduction qui n’aurait pas touché à l’existant et le risque de voir baisser la qualité de la prise en charge des personnes handicapées, le groupe UDC a choisi très clairement de s’opposer à un tel démantèlement social frappant les personnes les plus fragiles de notre société.

Le chef du groupe PDC du Centre a cru pouvoir qualifier cette position de populisme. Soit.

Est-ce lui qui ira expliquer aux personnes handicapées, à leurs familles et à leurs proches, ainsi qu’à toutes les personnes qui travaillent dans ces institutions à cause de qui elles ne disposeront pas, en 2012, des moyens nécessaires pour prendre en charge leurs pensionnaires comme l’Etat l’avait promis ?

Belle année 2012 à tous !

Bruno Perroud
Député suppléant
Savièse


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