Formation dans les soins infirmiers : le Valais en queue de peloton ?

En Valais, il faudrait former annuellement 200 infirmières et nous arrivons à 100 pour combler le manque de personnel. Une motion interpartis proposait au Gouvernement de rouvrir une filière de formation d’infirmières de santé publique de niveau école supérieure (ES). Cette formation aurait pu s’inscrire dans le projet de campus qui, nous l’espérons (et nous y travaillons), verra le jour à Sion ces prochaines années et ainsi permettre à de nombreux jeunes Valaisans d’accéder à la formation d’infirmier.

A notre surprise, la majorité des élus PLR et le PDC du Centre, où cette filière devrait s’implanter, s’est opposée à cette motion.

Cette opposition démontre une attitude défaitiste et idéaliste en attendant la venue d’une formation de santé sous la forme d’un brevet qui n’existe pas encore en Suisse. Ce manque d’esprit d’entreprise et de créativité pour développer des emplois en Valais est désolant. Cela d’autant plus de la part d’un parti comme le PLR qui fait souvent beaucoup de bruit pour réclamer la création d’emplois.

Notre ambition de canton périphérique devrait être de devenir leader dans les formations de la santé et du bien-être. Vu les carences importantes dans ce domaine, cette position permettrait de créer d’intéressantes synergies avec notre statut de canton touristique. Avec des bains thermaux tous les 40 km, n’avons-nous pas de la place pour former du personnel qui pourra être engagé de la réadaptation à la psycho-gériatrie?

Un des enjeux était de repositionner le Valais sur l’échiquier de la formation. Le choix était le suivant : voulons-nous être une «locomotive» dans les formations de la santé ou rester un wagon avec le falot rouge pour indiquer notre classement en zone périphérique secondaire?

Aujourd’hui, on a vu qui, dans ce canton, sont les vrais porteurs d’idées novatrices. Mais de ces idées, la majorité du Parlement n’en a pas voulu.

Peut-être que ceux qui, en Valais, veulent que les choses changent vraiment, dans ce domaine particulier de la formations aux soins infirmiers comme dans bien d’autres domaines, s’en souviendront-ils cet automne aux élections communales et en mars 2013 lorsqu’ils choisiront leurs représentants au Parlement cantonal…

Dans l’intervalle, un projet novateur attendra et le RSV continuera à engager du personnel étranger.

Groupe UDC
Jean-Luc Addor, chef de groupe
Bruno Perroud, député suppléant


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