Pour un hôpital cantonal en Valais

Le Grand Conseil a accepté aujourd’hui, avec l’aval du Conseil d’Etat, un postulat “pour un hôpital cantonal en Valais” notamment cosigné par Jean-Luc Addor, chef du groupe UDC, André Vernay, chef du groupe PLR et Jean-Henri Dumont, ancien président du PSVR, intervention déposée le 17 juin 2011 dont la teneur est la suivante :

Toujours en vigueur, la loi sur les établissements et institutions sanitaires du 12 octobre 2006 prévoit que les disciplines médicales de pointe sont attribuées à l’hôpital de Sion (art. 3 al. 2 let. e LEIS). En l’état, ce dernier établissement a donc vocation, à côté des deux autres hôpitaux de soins aigus que cette même loi garantit dans le Haut-Valais et dans le Chablais, à être ou à devenir un hôpital cantonal.

La loi adoptée le 17 mars 2011, hélas sans tenir compte des résultats de l’audit du RSV et qui fait actuellement l’objet d’un référendum, elle, se borne à garantir que les soins aigus soient impérativement offerts chacun dans les trois régions du Valais (art. 5 al. 5). On n’y trouve en revanche plus aucune idée de centralisation des disciplines de pointe.

Pourtant, dans leur rapport d’audit de mars 2011, les experts de SPH Conseil ont privilégié un scénario qui va dans le sens d’un Hôpital du Valais intégré comportant entre autres, pour se limiter aux soins aigus :

- deux centres de proximité de médecine de chirurgie et de prise en charge de la mère et de l’enfant, avec urgences 24h/24, l’un dans le Haut-Valais (les experts parlent de Viège) et l’autre dans le Chablais (les experts parlent évidemment de Rennaz);

- à Sion, un établissement constituant non seulement le 3e centre de proximité (en l’occurrence pour le Valais central), mais également un centre de recours cantonal;
Pour les experts,
“ce scénario confirme le projet en cours de création d’un hôpital Riviera-Chablais à Rennaz”.

Mais il confirme également le regroupement, sur le site de Sion, de “l’ensemble des prises en charge nécessitant des soins très intensifs et spécialisés” (p. 106 du rapport).

Ce scénario va dans le même sens que celui que divers praticiens ont proposé récemment. Ces médecins s’inquiètent en effet de l’avenir d’un hôpital de Sion vieillissant et, d’une manière générale, de l’avenir d’une médecine hospitalière de pointe en Valais (on parle évidemment des disciplines qui ne doivent pas être réservées aux hôpitaux universitaires). Ces inquiétudes doivent être prises très au sérieux à quelques mois de l’ouverture d’une concurrence qui s’annonce acharnée entre le RSV (qui aime à se nommer déjà l’Hôpital du Valais) et les autres acteurs hospitaliers du pays, publics ou privés.

Pour les patients haut-valaisans, ce scénario implique évidemment la garantie du bilinguisme pour les quelques disciplines qui seront pratiquées uniquement à Sion.
Quant au site (donc, ce centre de recours cantonal) qui, à Sion, devrait concentrer les disciplines médicales de pointe et les plateaux techniques coûteux, il faudra envisager, pour des raisons d’image à l’extérieur du canton et pour éviter de le pénaliser, sous cet angle, par rapport à ses concurrents directs d’autres cantons, de le nommer hôpital cantonal.

Le Conseil d’Etat est dès lors invité à proposer au Parlement

- une planification portant sur la création, sur le site de Sion, conformément aux recommandations des experts de SPH Conseil, d’un véritable hôpital cantonal;

- une planification budgétaire permettant de garantir le financement d’un tel projet;

- les modifications législatives nécessaires.

L’UDC attend maintenant du Conseil d’Etat que celui-ci mette à exécution les promesses que M. le Conseiller d’Etat Maurice Tornay a faites aujourd’hui au Grand Conseil.

Les Valaisannes et les Valaisans attendent non seulement des discours, mais des actes.


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