Politique sanitaire : l’avis du groupe UDC

Le Grand Conseil a débattu du rapport du Conseil d’Etat sur sa politique sanitaire en 2011. Voici ce que Bruno Perroud, député suppléant de Savièse, en a dit au nom du groupe UDC :

En 2011, le domaine de la santé a été une nouvelle fois riche en évènements. Le rapport du Conseil d’Etat sur sa politique sanitaire et le PV de la séance de la commission sont là pour nous le rappeler partiellement.

Pourquoi partiellement? Eh bien au contraire du conseil d’administration du RSV, qui a choisi l’option d’un changement d’état d’esprit en instaurant le dialogue, l’introspective et la participation des différents acteurs, le monde politique reste figé dans une forme d’autosatisfaction béate qui se permet d’énoncer ce qui lui plaît sans tenir compte de certaines réalités.

Plusieurs exemples pour illustrer mon propos.

Le 1er est de découvrir avec étonnement, dans le procès-verbal de la commission, l’absence des questions que j’avais pourtant bel est bien posées. Dans un esprit de transparence, je vous fais part de quelques appréciations.

Au sujet de la liste hospitalière

Le rapport mentionne en page 12 : «Les mandats de prestations pour la Clinique de Valère, le Centre de réadaptation de Loèche-les-Bains et la Clinique romande de réadaptation SuvaCare sont reconduits».

Or, dans communiqué de presse de la Chancellerie, le Conseil d’Etat annonçait à la mi-décembre 2011 l’adaptation de la liste hospitalière 2012. Selon ce communiqué, vu l’absence de soins intensifs à la Clinique de Valère, la cardiologie interventionnelle en milieu stationnaire ainsi que la prise en charge des cas complexes restent exclus du mandat de prestations. Par conséquent, le service de cardiologie stationnaire dudit établissement se devait de terminer son activité le 31 décembre 2011. Un recours a été déposé pour contester cette sanction unilatérale.

Cette sentence, annoncée en décembre 2011 pour entrer en vigueur le 1er janvier 2012, est révélatrice de l’attitude autoritaire du Service de la santé envers les praticiens. Dès lors, n’est-il pas normal qu’en commission l’on s’intéresse aux causes de cette décision ? La réponse du Chef du département («no comment») en dit long sur le fonctionnement du département et le manque de transparence dans ses actions.

Au sujet de la qualité des soins

Le renvoi du Professeur Savioz par le conseil d’administration du RSV, cautionné par le Conseiller d’Etat Tornay (cf. le NF du 26 février 2010), a provoqué une levée de boucliers dans la presse et dans les travées de ce parlement afin que le Conseil d’Etat demande un audit du RSV. L’UDCVR tient à remercier particulièrement le Professeur Savioz, qui a su défendre les patients et non un système institutionnel dysfonctionnant. La Justice, en 2011, l’a blanchi et a reconnu que par son comportement, le Prof. Savioz n’a rien recherché d’autre que l’amélioration de la qualité des soins offerts aux patients. Suite à son action et aux pressions des différents acteurs de la santé, un printemps hospitalier valaisan a pu naître. Encore merci au Prof. Savioz pour son acte de bravoure dans un contexte ô combien difficile.

Au sujet de la prévention

En page 7 du rapport, on mentionne le partenariat intercantonal avec planetsante.ch. Ce type d’entraide peut être salué. Toutefois, l’UDC demande au Conseil d’Etat de mieux déterminer les modalités de fonctionnement et les modes de financement. Car les précisions apportées par le médecin cantonal en commission sur ce sujet se montrent bien hasardeuses.

Au sujet de la gestion du service de la santé

On notera aussi
- que l’art. 42 de la loi sur la santé n’est pas respecté puisque la commission cantonale pour la sécurité des patients et la qualité des soins (CSPQS) ne fonctionne toujours pas;
- que l’art. 2 du décret concernant le financement hospitalier n’est pas respecté puisque le mandat de prestations 2012 du RSV n’était pas élaboré le 30 avril 2012;
- que le médecin cantonal n’est pas encore nommé à ce jour.

Face à ces nombreux dysfonctionnements, répétés pour certains, l’UDCVR prie de Conseil d’Etat d’avoir un œil attentif sur ce service.

En conclusion, comme le Prof. Savioz, l’UDCVR assume le rôle politique du vilain petit canard que l’on ignore et que l’on chasse. Depuis plusieurs mois, l’UDC a signalé ces décalages en commission, au plénum et à travers les communiqués de presse du parti. Nous continuerons à défendre les intérêts des patients et à permettre aux praticiens de santé d’avoir les meilleures conditions-cadre possibles pour exercer leur profession

Enfin, l’UDCVR espère surtout un changement d’état d’esprit au niveau politique pour travailler de façon plus participative et à l’écoute des praticiens de la santé afin d’améliorer vraiment tout le cadre législatif de ce secteur et rétablir la confiance comme le démontre M. Kleiber par ses actions au sein du RSV.


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