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Une CEP pour le RSV

A la suite de plusieurs décès récemment survenus en relation avec des opérations de chirurgie viscérale, le groupe UDC, par Jean-Luc Addor et Bruno Perroud, demande l’institution d’une commission d’enquête parlementaire (CEP) par une motion urgente dont le contenu est le suivant :

Alors que l’on espérait le calme et la sérénité revenus au RSV, voici que quatre décès survenus en peu de temps en rapport avec des opérations de chirurgie viscérale (avec peut-être un cinquième patient dans un état préoccupant) révèlent que les recommandations des experts et la volonté au Parlement ne sont pas respectées et que les propres promesses des responsables du Réseau ne sont pas honorées non plus. La situation a été jugée suffisamment grave pour que désormais, la Justice pénale en soit saisie. La confiance que les Valaisans doivent pouvoir faire à leurs hôpitaux est à nouveau ébranlée.

Comment les responsables du Réseau ont-ils réagi ?

Le conseil d’administration présidé par M. Kleiber a nommé un comité d’enquête interne composé, entre autres, du directeur général et du directeur médical du RSV. Autant dire que les administrateurs du Réseau, ses directeurs ou encore le directeur du CHCVs n’ont pas beaucoup de souci à se faire, alors que de par leur fonction, c’est à eux qu’il incombe de répondre de la non application de recommandations, demandes et autres promesses qui auraient dû être passées dans les faits depuis longtemps.

De même, alors que d’aucuns espéraient qu’avec l’arrivée de M. Kleiber, accueilli comme un sauveur, et la nomination d’un nouveau conseil d’administration, un vent nouveau soufflerait sur le Réseau, force est de constater qu’il n’en est rien : toujours cet état d’esprit de citadelle assiégée, toujours ce manque de transparence qui consiste à cacher les problèmes plutôt qu’à en parler (car après tout, l’incident guette même les meilleurs médecins, surtout dans les disciplines de pointe). A peine touchée, l’huître se referme. Pire même : au plus haut niveau du RSV, on va jusqu’à menacer les journalistes qui font leur travail d’information du public.

Aucune procédure de deuxième avis mise en place, des procédures pas mises en place ou pas suivies en cas de décès, ça suffit. On ne peut pas continuer ainsi.

Force est en effet de constater que ni l’expertise elle-même des Français de la FHF, ni le suivi qu’ils ont été chargé de prodiguer au Réseau, tout cela à coup de millions, n’ont été suivis d’effets. Les mécanismes ordinaires de contrôle parlementaire ont eux aussi échoué : les recommandations de la COGEST sont restées lettres mortes. Les patients regroupés au sein de l’Association de défense des patients valaisans (ADPVal) n’ont pas eu plus de succès; et pourtant, des promesses claires avaient été faites par le Réseau, il y a plus d’un an, de mettre en place une procédure de deuxième avis pour la médecine hautement spécialisée.

L’expertise que la Cheffe du DSSC a annoncée, qui semble avoir pour objet d’évaluer la qualité des prestations dispensées en Valais dans la médecine hautement spécialisée, est nécessaire. Mais elle ne suffit pas. Car les faits en cause, pas seulement pour eux-mêmes, mais aussi et surtout par les manquements qu’ils révèlent au plus haut niveau de la direction et du conseil d’administration du RSV, sont suffisamment graves pour que conformément à l’art. 28 LOCRP, le Parlement se charge lui aussi, avec les moyens étendus que la loi met à la disposition d’une commission d’enquête parlementaire (CEP), de faire toute la lumière et de déterminer les mesures propres à rassurer les Valaisans.

Nous demandons dès lors l’institution d’une CEP qui devra enquêter non seulement sur les responsabilités éventuelles liées aux récents décès, mais aussi et surtout sur les responsabilités de la non application des recommandations des experts de la FHF et de la COGEST. Elle devra aussi évaluer de quelle manière le Service de la santé publique a joué le rôle de contrôle qui est le sien. Elle devra enfin faire des propositions, pour assurer la qualité des soins et la sécurité des patients, au sujet des responsables eux-mêmes et des mesures qu’il conviendra de prendre (et de la manière d’en imposer le respect) pour garantir aux Valaisans des contrôles de qualité efficaces correspondant aux standards existants.

Actualité de l’événement
C’est il y a quelques jours seulement que de nouveaux incidents opératoires révélant l’incurie de l’administration et de la direction du RSV ont été rendus publics.
Imprévisibilité
Rien, en particulier pas la politique toujours aussi opaque du RSV, ne permettait de penser que des erreurs que l’on croyait pouvoir éviter en appliquant les recommandations des experts et les demandes du Grand Conseil se répéteraient aussi vite et que les responsables du Réseau ne mettraient pas ces éléments en application.
Nécessité d’une réaction ou d’une mesure immédiate
L’expérience a malheureusement montré que les responsables en place du Réseau n’ont pas VOULU mettre en place des mesures et des procédures préconisées par les experts, demandées par le Parlement ou tout simplement promises dans l’intérêt des patients. Il s’agit donc d’identifier clairement les responsabilités et de prendre au plus vite les mesures qui s’imposent que ceux des responsables qui font obstruction soient écartés.


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