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RSV : silence, on lave !

En fin de semaine dernière, l’UDC du Valais romand communiquait ses craintes qu’au moyen de l’enquête interne qu’ils ont eux-mêmes ordonnée, les chefs du RSV lavent aussi blanc qu’ils ne l’ont déjà fait dans l’affaire des matches de foot en salle d’opération. Eh bien, nous ne sommes pas déçus !

Si l’on en croit le conseil d’administration du RSV, en gros, tout va bien. On va certes essayer d’engager un chirurgien viscéral complémentaire au prof. Bettschart, mesure que l’UDCVR salue. Mais pour le surplus, au-delà d’une longue liste de mesures, on reste sur notre faim pour toutes les questions essentielles qui se posaient.

Tout d’abord, on comprend mal l’attitude des chefs du RSV qui, sourds aux demandes de l’Association de défense des patients valaisans (ADPVal) et de l’UDC, se sont obstinés dans une enquête interne au lieu d’attendre les résultats de l’expertise demandée par la Cheffe du Département de la santé. On s’étonne aussi de la précipitation dont les responsables précités font preuve à publier les résultats de leur enquête et les mesures qu’ils ont décidées sans, semble-t-il, associer le moins du monde le Grand Conseil (par sa Commission de la santé) ni se soucier des premiers résultats (pour autant qu’il y en ait, bien sûr) de l’instruction pénale diligentée à la suite d’un récent décès. On reste sans réponse, aussi, à la question de l’UDCVR qui consiste à savoir si, vraiment, l’on doit considérer que tout un pan des activités du RSV (la chirurgie hautement spécialisée) repose sur un seul homme, si cela est bien raisonnable et le cas échéant qui porte la responsabilité d’un tel risque. On élude enfin la question de savoir ce que les chefs du RSV ont fait des promesses faites au Grand Conseil par l’ancien chef du Département de la santé au sujet de l’aménagement d’un processus de 2ème avis pour les opérations de chirurgie hautement spécialisée, si l’inexécution de ces promesses peut avoir joué un rôle dans les récents décès et le cas échéant, qui, au plus haut niveau, porte la responsabilité de cette situation.

Aujourd’hui, le conseil d’administration du RSV a pris, tout seul (on n’entend pas parler de la Cheffe du département…), un grand risque : il a définitivement lié son destin à celui du prof. Bettschart.

Il ne reste plus qu’à prier pour qu’il ait vu juste…

Quant à elle, en l’absence pour l’heure de toute enquête crédible, tout particulièrement au sujet des responsabilités au plus haut niveau, l’UDCVR maintient sa demande de mettre en œuvre une commission d’enquête parlementaire, celle dont le PDC (pourquoi, d’ailleurs ?) n’a pas voulu en septembre.

UDC du Valais romand
Jérôme Desmeules, président
Bruno Perroud, député


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