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RSV : c’est l’accusé qui mène l’enquête !

Il faut voir pour y croire : prévenu d’homicide par négligence dans une enquête pénale pour son activité opératoire, en première ligne d’une expertise commanditée par le Département de la santé pour évaluer l’activité du département qu’il dirige, le prof. Bettschart mène lui-même l’enquête dirigée contre lui !

Jugez-en plutôt : le 7 octobre 2013, le prof. Bettschart a sollicité ses patients dans les termes suivants : « demande de votre accord à la transmission momentanée de votre dossier à l’expert externe et neutre désigné par le Département de la santé, des affaires sociales et de la culture (DSSC) pour mener un examen de tous les dossiers de patients opérés en chirurgie viscérale hautement spécialisée depuis 2011 à l’hôpital de Sion ». La réponse devait être renvoyée pour le 14 octobre, 7 jours plus tard. Même les patients décédés, semble-t-il, ont été sollicités !

Ainsi, de fait, la personne mise en cause participe pleinement à l’enquête externe du Département ! Une fois de plus, les membres dirigeants du RSV sont juges et parties et se comportent comme un Etat dans l’Etat.

Mais que fait la Cheffe du Département, Mme Waeber-Kalbermatten ?

L’UDCVR s’inquiète de ce qu’une fois de plus, on laisse le RSV s’immiscer dans une procédure qui ne respecte pas les exigences les plus élémentaires de neutralité, pour ne pas dire celles de la loi. Comment, en particulier, accepter de prendre comme base une liste de patients établie par la personne elle-même qui est sous expertise ? Et que penser d’interpeller des patients sans leur communiquer ni la procédure suivie ni surtout (c’est un comble) le nom de l’expert ?

Pour l’UDCVR, cette affaire doit être traitée conformément à l’art. 33 de la loi sur la santé, qui prévoit pour la levée du secret médical une procédure très précise comprenant aussi une voie de recours en cas de contestation.

Pour garantir le sérieux de l’expertise, l’UDCVR demande donc que la liste des patients soit fournie par le mandant (donc, par le Département) sur la base des données fournies par le service de facturation du RSV ou par son service d’anesthésiologie. Tous les dossiers concernés (on parle d’une cinquantaine au total) devront alors être demandés au RSV, au besoin anonymisés avant d’être transmis à l’expert, dont le nom devra être communiqué, y compris au public. Ce dernier devra en outre permettre aux patients, respectivement aux familles concernés d’être entendus. La vérité, toute la vérité, est à ce prix.

Dans l’intervalle, la chasse aux sorcières se poursuit, silencieusement, au sein du RSV. Il incombe au politique, c’est-à-dire à Mme Waeber-Kalbermatten, ministre de tutelle, d’y mettre un terme immédiat. Car ce que les Valaisans veulent savoir, ce n’est pas qui a dit que des événements éventuellement inadmissibles se sont produits, mais si c’est vrai et ce que le RSV compte faire pour les éviter à l’avenir.

Ce qui est en train de se passer ne fait évidemment que renforcer l’UDCVR dans son engagement pour la mise en œuvre aussi rapide que possible d’une commission d’enquête parlementaire. Son groupe envisage même, pour éviter les lenteurs de la procédure ordinaire, à réitérer demande par une nouvelle intervention urgente à la session de novembre du Grand Conseil.

UDC du Valais romand
Cyrille Fauchère, co-président
Bruno Perroud, député suppléant


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