Le RSV et le prof Bettschart hors-jeu

L’UDC du Valais romand prend acte de la mise sous tutelle du RSV et du Prof Bettschart par la Cheffe du Département de la santé au sujet de la médecine viscérale hautement spécialisée. Cette mise sous tutelle correspond aux attentes fixées en 2011 par le parlement au sujet du 2ème avis médical. La mainmise du CHUV sur les hôpitaux valaisans devient encore plus manifeste alors que pour le moment, les patients haut-valaisans sont ignorés.

Toutefois, la méthodologie choisie du saucissonnage des mesures au sein de RSV reste trop lente, coûteuse (à coup d’experts) et n’englobe pas une vision large du développement de la santé dans le Valais. Ce qui démontre à l’envi la passivité de la direction du RSV pour apporter les changements nécessaires.

Dès lors, l’UDCVR se montre inquiète au sujet de la gestion interne du RSV par son conseil d’administration et sa direction. L’expertise du Prof Houben au sujet des interventions sur le foie met en exergue des dysfonctionnements connus depuis des années : « isolement du chirurgien viscéral principal, indications opératoires parfois discutables, suivi des complications trop peu pluridisciplinaire face à certains risques techniques ».

Qu’en est-il aussi des expertises des interventions réalisées sur le pancréas et le rectum ? Quelles ont été les mesures prises par la direction du RSV à ce sujet envers les responsables de la MHS depuis 2011 ?

Afin d’éviter la poursuite du copinage et d’apporter de la transparence au sein du RSV, l’UDCVR est de plus en plus favorable à l’instauration d’une commission d’enquête parlementaire. Le groupe UDCVR appuiera fermement cette CEP lors de la session de décembre 2013.

Cela d’autant plus que les dysfonctionnements se manifestent à tous les étages du RSV. Comme lors de la gestion de crise au sujet de l’affaire « Savioz » en mai 2010, aux matchs de football en salle d’opération en juin 2010. Ostensiblement, les recommandations en 2011 de la COGEST et de la Fédération Hospitalière Française n’ont pas porté leurs fruits. Dès lors, à ce jour qu’est-ce qui a changé au sein du RSV ?

Lors de sa 1ère conférence de presse en tant que Président du CA du RSV, M. Charles Kleiber annonçait son objectif prioritaire : « ramener la paix et la sérénité dans notre Hôpital afin que chacun puisse travailler dans un état d’esprit apaisé et que nous retrouvions la confiance de tous les Valaisans ». Après 2 ans d’activité, il faut reconnaître que le pacificateur à l’écharpe rouge n’a pas atteint son objectif.

2013, les dysfonctionnements du Prof Bettschart s’étalent à nouveau au grand jour par le biais de plaintes pénales. Le mobbing de la direction de l’hôpital envers les collaborateurs se manifeste par des interrogatoires dignes de la guerre froide. Le Dr Pascal Meier, choisi par le Prof Bettschart, est destitué de son titre de professeur universitaire après une double enquête pour avoir manipulé des données lors d’une recherche. Bien que dégradé du titre de prof par l’UNIL pour manipulation de données, il est étonnamment protégé par l’ancien Secrétaire d’Etat à l’éducation et à la recherche et Président du CA du RSV Kleiber, qui le blanchit avec une dialectique parfaite. Ici, on triche mais il n’y a rien à voir…

Les travaux de la commission extraparlementaire du la LEIS sont contestés par le Conseil d’administration du RSV alors que les 3 membres de ce conseil qui siégeaient dans la commission extraparlementaire les avaient soutenus.

Les master plans des hôpitaux valaisans demandés par le Conseil d’Etat au CA du RSV ne sont pas réalisés pour le site du Haut-Valais et celui de Sion. Le Grand Conseil a dès lors demandé des études élargies pour la construction de ces nouveaux hôpitaux afin d’élargir le champ des propositions et aussi améliorer les synergies avec les écoles HES et EPFL.

Pour l’UDCVR, les dysfonctionnements répétés et couverts depuis des années ne sont que la pointe manifeste de l’iceberg. Ces faits affaiblissent terriblement la crédibilité du Valais, la qualité des soins et les méthodes de gestion des hôpitaux valaisans.

Le Parlement qui a la fonction de Haute surveillance du RSV a le devoir, dans ce moment crucial pour l’avenir de la politique sanitaire valaisanne, d’apporter des solutions pour apaiser cette tempête dévastatrice pour l’ensemble du Valais.

Pour cela l’UDCVR soutiendra pleinement le 12 décembre 2013 les 3 propositions déposées par les partis minoritaires au sujet de l’instauration d’une commission parlementaire. L’UDCVR ne veut pas d’une relégation du RSV en 3ème ligue.

Les avantages de l’instauration rapide d’une CEP seraient d’apporter un espace d’écoute pour canaliser les ressentiments au sein de l’hôpital, d’éviter les suspicions politiques, de mesurer le travail accompli par les dirigeants à l’aune des recommandations de la FHF et de la COGEST et principalement de rassurer les patients sur la qualité de fonctionnement du RSV.

Aussi, cela permettrait d’offrir un climat de travail plus serein à la commission SAI lors de l’élaboration de la LEIS, un apport supplémentaire d’informations en faveur du Conseil d’Etat quant aux suites à donner pour les développements des infrastructures sanitaires valaisannes et cela rapidement.

UDC du Valais romand
Cyrille Fauchère, co-président
Bruno Perroud, député suppléant (079 392 52 34)


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