L’UDC demande la démission du conseil d’administration du RSV

L’UDC du Valais romand salue la transparence dont la Cheffe du Département de la santé a fait preuve en publiant aujourd’hui, avant la session de mars du Grand Conseil, le rapport du prof. Houben d’expertise de la chirurgie hautement spécialisée à l’Hôpital de Sion. Ce rapport appelle des remarques et des mesures sur deux plans, principalement : l’avenir de la médecine hautement spécialisée en Valais et la gouvernance du RSV.

L’UDC est rassurée, pour les Valaisans, de constater que de l’avis de l’expert indépendant, l’option de tout entreprendre pour maintenir la chirurgie viscérale hautement spécialisée en Valais et plus particulièrement sur le site de Sion, comme élément important de ce qui doit être un véritable hôpital cantonal, n’est pas remise en cause. Encore faut-il s’en tenir strictement à la convention de février 2014 avec le CHUV et prendre diverses mesures d’organisation qui ne remettent pas en cause ce qui constitue un acquis important pour les patients valaisans. L’UDCVR ne peut que soutenir, sur ce point, les mesures préconisées par la Cheffe du Département.

Reste le gros morceau : la gouvernance du RSV qui, de longue date, préoccupe l’UDC.

Sur ce point, le rapport d’expertise est accablant, à tous les niveaux, aussi bien opérationnel (département de chirurgie viscérale, direction du site de Sion, direction générale du RSV) que stratégique (conseil d’administration). Quel discrédit, surtout, pour ce dernier et particulièrement pour son président Charles Kleiber ! Cette fois-ci, après des années passées à mettre les problèmes sous le tapis, à manipuler l’opinion et surtout les politiques par des audits internes bidon, à endormir tout le monde par la publication de chiffres qui s’avèrent faux, à couvrir des cadres qui trichent ou qui refusent délibérément d’appliquer les décisions des autorités politiques, c’est le bout du chemin. Les membres de l’actuel conseil d’administration, autant qu’ils sont, ont pris un risque énorme, pour les Valaisans surtout, mais aussi pour eux : ils ont cru devoir lier leur sort à une certaine forme de gouvernance dont le rapport Houben démontre la faillite. Ce risque, aujourd’hui, vient de se réaliser. Les responsables de ce désastre doivent en tirer les conséquences, à tous les niveaux de la gouvernance du RSV et du site de Sion.

A la lecture du rapport Houben, on comprend mieux pourquoi le prof. Bettschart a choisi de jeter l’éponge il y a quelque temps déjà. On comprend aussi pourquoi celui qui l’a obstinément soutenu, le Dr Fischman, a fait un choix analogue tout comme on s’explique le feu préventif qu’il a choisi de déclencher, à titre prophylactique, alors qu’il ne pouvait plus douter des conclusions auxquelles l’expert allait arriver. Ce travail d’agitation politique, préjudiciable à la crédibilité de l’institution, est inacceptable. Mais les principaux responsables sont toujours en place. On pense avant tout au directeur général du RSV, dont l’expert relève le manque d’autonomie et l’autorité défaillante, et au directeur du CHCVs, dont le rapport révèle le manque d’implication, l’autorité défaillante, la faible disponibilité et le manque de réactivité (rien que ça !). Ces responsables doivent partir et à défaut, il est du devoir du conseil d’administration, au besoin du Conseil d’Etat en usant de son autorité, de prendre toutes dispositions utiles dans ce sens.

Mais l’essentiel est plus haut. C’est la tête de l’institution qui est malade, depuis trop longtemps. Et c’est là, au sommet, qu’il faut agir, immédiatement. Car les Valaisans, sans égard aux résultats des travaux de la CEP qui ne seront de toute manière pas connus avant des mois, ne peuvent pas accepter que les réformes préconisées par l’expert et par le Département soient conduites par M. Kleiber et par les administrateurs qui l’entourent. Avec les responsables de ce gâchis, la confiance est rompue, définitivement. L’UDC demande donc la démission immédiate de tous les membres du conseil d’administration, à commencer bien sûr par celui qui incarne ce désastre, M. Kleiber. Et si ces gens n’ont pas la décence de tirer eux-mêmes les conséquences de l’expertise Houben, il appartient alors au Conseil d’Etat de les révoquer immédiatement et de nommer un nouveau conseil d’administration.

Le groupe UDC interviendra bien sûr dans ce sens la semaine prochaine au Grand Conseil.

UDC du Valais romand
Cyrille Fauchère, co-président
Bruno Perroud, député suppléant


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