Fermer des salles plutôt que de réintégrer deux anesthésistes ?

Deux médecins anesthésistes compétents et reconnus ont été licenciés abusivement. Ils sont les dernières victimes de la politique de la terre brûlée pratiquée par un gourou qui vient enfin de quitter le navire avant d’être passé par-dessus bord et par un chirurgien qui va bientôt le quitter lui aussi.

A vrai dire, les principales victimes de ces purges staliniennes, ce sont les patients et les contribuables valaisans.

Car depuis le départ du gourou, l’opportunité existait et subsiste de réintégrer ces deux médecins dont l’absence, en toute simplicité, a contraint le RSV à fermer trois salles d’opération (rien que ça). Mais la semaine dernière, au Grand Conseil, Mme Waeber-Kalbermatten, est apparue comme Ponce Pilate : plutôt que d’user de son influence de ministre de tutelle du RSV, elle ne lèvera pas le petit doigt ; en clair, au lieu de sanctionner un abus de pouvoir manifeste (un de plus), elle le couvre. Qui donc, désormais, au RSV, au Département de la santé et surtout au Conseil d’Etat, se soucie du sort de ces patients dont les opérations programmées ont dû être brusquement reportées ?

Et ces deux médecins-cadres, qui ont pourtant offert leurs services que le RSV s’obstine à refuser, combien de temps encore devront-ils être payés à ne rien faire alors que leurs patients les attendent ? Alors que l’Etat du Valais doit racler les fonds de tiroirs pour boucler ses comptes et son budget, le RSV peut-il se payer ce « luxe » ? Qui, en définitive, paiera cette facture, sinon les Valaisans ? Et maintenant que M. Kleiber est loin, qui veut assumer, devant les Valaisans, la responsabilité de ce scandale : la direction générale du RSV, les membres rescapés de son conseil d’administration, la ministre de la santé, le Gouvernement tout entier ?

Quant au directeur du CHVS, l’homme qui, avant la votation sur la LEIS, annonçait qu’il « s’occuperait » des médecins-cadres qui s’opposaient à cette loi que le peuple a balayée, l’homme qui, avec Charles Kleiber et quelques autres, a orchestré les purges auxquelles le RSV vient encore de procéder, combien de temps encore va-t-il rester en place ? Parmi les responsables opérationnels, stratégiques et politiques de l’Hôpital du Valais, y en a-t-il qui auront le courage de lui demander d’assumer à son tour les conséquences d’une politique qui, aujourd’hui, le laisse régner sur un champ de ruines ?

A la session de juin, le groupe UDC demandera des comptes. Pour les Valaisans.

UDC du Valais romand
Jérôme Desmeules, co-président
Cyrille Fauchère, co-président
Charles Clerc, chef du groupe UDC


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