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L’UDC dit non aux JO 2026

Réunis en Conseil de parti à Sion, les membres de l’UDCVR ont assisté à une présentation, suivie d’un débat intense et nourri sur l’organisation des jeux olympiques d’hiver 2026.
 
L’UDCVR tient à saluer l’enthousiasme et la transparence des porteurs du projet qui se sont prêtés à l'exercice, à savoir le président de Swiss Olympic, Jürg Stahl, et le Conseiller d’Etat Frédéric Favre.
 
Les JO représentent une opportunité que l’UDC ne voulait pas analyser à la légère, c’est pourquoi nous avons constitué une commission interne qui a travaillé sur le sujet durant plusieurs mois. De nombreux échanges ont eu lieu entre notre parti, des membres du Conseil d’Etat, du Conseil fédéral et du comité d’organisation, afin de saisir toutes les opportunités et risques du projet.
 
En l’état actuel de la candidature, l’UDC relève que de nombreux aspects du dossier sont bien préparés et estimés.
 
Malheureusement, des éléments fondamentaux manquent encore aujourd’hui, principalement :

 
 - La première question est de savoir si le canton signera au côté de la Ville de Sion le contrat en vue de  l'organisation des JO et, en tant que signataire, si le canton entend assumer toutes les responsabilités induites qui se concentrent aujourd'hui sur la seule commune de Sion. Cette question demeure malheureusement sans réponse et l'enthousiasme du Conseil d'Etat se voit ainsi obscurci par l'ombre d'un soupçon sur l’organisation qu'il entend promouvoir.
 
- Les questions liées à la garantie de déficit : Si les porteurs du projet pensent que celui-ci peut être bénéficiaire, l’exemple de nombreux autres JO, ou même simplement d’autres travaux ou l’organisation d’événements démontrent qu’un risque de déficit existe toujours et qu’il n’est pas que théorique. Il est impératif de savoir qui va se porter garant des dettes. Aujourd’hui,  nous ignorons encore qui seront les co-débiteurs solidaires du projet.
 
- Report du risque financier sur les communes : Si aujourd’hui le canton est relativement confiant quant à l’absence de déficits sur les infrastructures, c’est parce que ces risques ont été reportés sur les communes. A cet égard, l’exemple de Crans-Montana est révélateur. D’une estimation de départ d’une trentaine de millions, certaines variantes approchent désormais les 50 millions. Si la commune est autonome dans son choix, l'assemblée primaire doit pouvoir décider en ayant toutes les cartes en main pour analyser tous les aspects et dangers du dossier, sans être influencé par une vision partisane. Faut-il sacrifier les finances de certaines communes et créer de nouveaux « Loèche les Bains » qui devront ensuite être sauvés par le Canton ? Non.
 
- Dépenses induites : Le Grand Conseil a approuvé en 2012 la loi sur le sport qui contraindra le canton à subventionner la construction d’infrastructures sportives à hauteur de 30%. Sans nul doute, l’organisation de jeux stimulera largement les demandes des communes, qui frapperont un budget étatique déjà largement malmené. Ces investissements pèseront sur d’autres compétences de l’Etat et auront un impact négatif sur le quotidien des Valaisans.
 
- De nombreuses questions sont encore ouvertes au niveau de la TVA, dont l’impact pourra se chiffrer à plusieurs dizaines de millions de francs.  Les JO de Turin avaient commis une erreur similaire en omettant de les intégrer à leur planification financière. Comme ces montants ne sont pas intégrés aux montants régulièrement présentés, ils risquent de venir grever les 200 millions de réserve planifiés, qui se verraient dès lors amputé de plus de moitié, faisant ainsi rejaillir le spectre du déficit et de qui l'assumera.
 
- Aspects éthiques : Dans le débat qui nous a occupés, les aspects éthiques ont été amplement débattus. Est-il aujourd’hui raisonnable de faire confiance au CIO ? Alors que la majorité des membres de ce comité étaient déjà en fonction lors des scandales à répétition, et qu’ils le sont toujours, on peut raisonnablement douter d’une véritable volonté de changement. On nous parle de l’Agenda 2020 et du développement durable, mais en parallèle, on voit des Jeux en cours d’organisation qui explosent leur budget avant même d’avoir eu lieu, ainsi que des contorsions face à l’organisation d’un dopage d’Etat.
 
Au vue de ces importantes questions sans réponses et compte tenu des risques pour les collectivités publiques, l'UDCVR refuse de soutenir les JO 2026 par 26 voix contre 7.
 
Pour l'UDCVR,
Cyrille Fauchère, (co-) Président
Jérôme Desmeules, (co-) Président

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