Décidément, la vie est bien dure pour nos agriculteurs. Après avoir été au front durant tout le coronavirus pour nous nourrir, après avoir souffert des déprédations répétées des gitans dans leurs champs, voilà qu’ils doivent faire face à un autre prédateur : le loup.

Près d’Orsières, dans la nuit du 10 au 11 mai, un loup se défoule sur des montons pourtant protégés par un enclos électrifié et respectant absolument toutes les recommandations d’usage. De plus la scène se déroule à moins de 100 mètres des habitations et avec une rare violence.

Tout cela est le résultat affligeant de la politique de réintroduction du loup dans nos vallées. Sous couvert de diversité biologique et pour contenter quelques idéalistes bien rangés dans leurs villes, les organisations qui ne jurent que par le loup, détruisent peu à peu les exploitations de montagnes. Depuis 2 ans déjà la situation est totalement hors de contrôle et les agriculteurs sont durement touchés par ce fléau, on ne compte plus les attaques et les pertes. Le prédateur s’organise en meutes et ces dernières prolifèrent pour couvrir bientôt toutes les régions du territoire cantonal. L’animal ne ressent plus aucune crainte jusqu’à oser s’approcher des villes et villages comme la semaine dernière du côté de Charrat et Martigny. Désormais, ce n’est pas seulement la sécurité des animaux qui est en danger, mais celle des personnes. Il est impératif de régler cette problématique le plus rapidement afin que nos éleveurs puissent dormir sans avoir la peur de voir leurs bêtes éventrées et leur source de revenu s’envoler, eux qui ont déjà perdu le sommeil depuis longtemps en raison des taxes, normes et autres restrictions qui envahissent leurs exploitations. Deux solutions s’offrent aux citoyens : soit vous vous emparez de votre stylo et sa belle cartouche d’encre pour écrire un grand OUI à la loi sur la chasse le 27 septembre, soit certains risquent de s’emparer … d’une autre cartouche !

Président des JUDC VR
Grégoire Uldry

Député suppléant
Grégoire Emonet