Communiqué des JUDCVr au sujet des naturalisations facilitées soumises au peuple le 26 septembre


Le 26 septembre prochain, le souverain suisse devra se prononcer sur des projets de naturalisations facilitées qui :

sont trompeurs, car les termes utilisés par la Berne fédérale ont pour but d’induire, une fois de plus, le citoyen en erreur. En effet, l’expression ‘’deuxième génération’’ concerne non pas les ressortissants étrangers nés et élevés en Suisse comme tout un chacun le pense, mais ceux qui ont effectué seulement 5 ans de scolarité obligatoire en dans notre pays et dont l’un des parents peut être un demandeur d’asile débouté qui n’a obtenu l’autorisation de séjourner dans notre pays qu’à la faveur d’une admission provisoire dont on connaît les abus.

Il en va de même pour le terme ‘’troisième génération’’, qui concerne non pas les enfants de parents qui sont eux-mêmes nés tous les deux en Suisse et qui y ont été élevés comme on pourrait le croire, mais ceux dont un seul des parents a effectué 5 ans de scolarité obligatoire en Suisse, sachant que l’autre parent peut être né et avoir vécu jusqu’ici à l’étranger et qu’il peut très bien ne pas parler un mot de l’une de nos langues officielles.

ne résolvent en rien les problèmes de l’immigration, car ils ne feront qu’enjoliver des statistiques traduisant la triste réalité du terrain. Pour exemple, l’effectif des détenus étrangers dans nos prisons était estimé à 70,9 % *en septembre 2002. On comprend dès lors qu’il serait intéressant pour les autorités que cette part baisse dans le but de masquer la politique désastreuse en matière d’immigration. Les problèmes, quant à eux, demeureront.

sont inadaptés aux flux migratoires, car les critères pour bénéficier de ces naturalisations facilitées sont plus qu’insuffisants surtout lorsqu’on sait que seulement 41,76 %+ des étrangers de la tranche d’âge 0-9 ans (soit ceux pour qui le projet soumis au vote serait d’actualité dans 10 à 15 ans) viennent des pays de l’UE et de l’AELE (soit des pays dont les ressortissants sont le plus aptes et surtout disposés à s’intégrer). Près de 60 % des jeunes étrangers ont donc un décalage culturel énorme avec nous. Ces derniers ont évidemment besoin de bien plus de temps pour s’intégrer.

dangereux, car ils méconnaissent l’importance, en matière de naturalisation, du critère pourtant essentiel de l’intégration; ils l’évacuent même complètement pour la soi-disant “3ème généralisation”; voulons-nous naturaliser en masse des gens qui n’ont même pas la volonté de s’adapter à nos mœurs et à nos lois, pour ne pas dire qu’ils remettent en cause les fondements mêmes d’une culture qu’ils combattent parfois ouvertement?
Ces révisions instrumentalisent donc la naturalisation pour en faire un moyen d’intégration alors qu’elle devrait être l’aboutissement d’une intégration parfaitement réussie. C’est un peu comme si l’on donnait le permis de conduire à quelqu’un qui ne connaît pas les règles de la circulation.

constituent un pas de plus vers l’UE dans le sens où ils ont pour but de nous faire ratifier des accords contraires à nos traditions (obligation de motiver une décision, droit de recours, …).

C’est pourquoi nous devons déjouer cet attentat contre la nationalité suisse et voter 2 x NON à ces projets de naturalisations en masse.
*Office fédéral de la statistique, Droit et justice +Annexe 12 au message, FF 2002 p. 1892

Jeunes UDC du Valais romand
Grégory Logean, Président
Alexandre Cipolla, Secrétaire

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