Soucieux de garder une certaine mesure dans l’application des restrictions en lien avec le COVID-19, le groupe UDC a déposé une intervention urgente demandant que les restaurants qui peuvent appliquer des mesures de protection renforcées (distanciation, hygiène, etc…), et qui souhaitent continuer à servir leur clientèle, puissent ouvrir dans le cadre de mesures sanitaires renforcées.

La proposition était formulée de la manière suivante :

Par cette résolution, que nous déposons, car c’est désormais le Conseil d’Etat qui a l’autorité pour compléter ses décisions, nous demandons au Conseil d’Etat de prévoir une procédure d’exemption à l’obligation de fermeture en vigueur, traitée de manière pragmatique, qui permettrait de rouvrir aux restaurants qui le souhaitent et qui sont capables de garantir l’application d’un concept de protection renforcé et un respect des distances pour tous les convives

Cette proposition était destinée à aider une profession qui a été durement touchée par la crise. Si certains établissements attendaient un ordre de fermeture avec impatience, puisqu’il était économiquement impossible de continuer à être rentable avec l’ensemble des restrictions en cours et la généralisation du télétravail, d’autres ne demandaient qu’à pouvoir continuer à travailler, tout en respectant les prescriptions sanitaires.

En sus, il faut rappeler que moins de 1.6% des contaminations ont eu lieu au restaurant, selon les chiffres de l’OFSP (source : https://www.bag.admin.ch/bag/fr/home/das-bag/aktuell/news/news-02-08-2020.html) , alors que le chiffre avoisine les 30% dans le cadre familial, où les fêtes privées sont toujours autorisées, sans une protection professionnelle comme l’offrent l’hôtellerie et la restauration.

Pour l’UDC, cette réalité diverse nécessitait des mesures proportionnées. Tous les restaurants n’arriveront pas à continuer de tourner uniquement avec les RHT ou avec des prêts.

Las, le bureau du Grand Conseil n’a pas voulu débattre du sujet, en prétextant des raisons de forme.

Le groupe UDC demandait que le Parlement exprime simplement son avis sur cette question, au travers d’une résolution, puisqu’il est impossible de proposer un changement de loi pour une loi qui n’existe pas, puisque ces mesures se basent sur des décisions du Conseil d’Etat, qui n’ont même pas pris la forme d’un décret. En outre, le refus de forme est intervenu juste après la fin du délai de dépôt. On pourrait croire que c’est pour rendre impossible une éventuelle correction…