En session au Grand Conseil, le groupe UDC a déposé une intervention urgente qui fait écho à la quarantaine en vigueur en Italie suite à la pandémie du Coronavirus COV-19.
Dans son intervention, le groupe UDC demandait de fermer nos frontières avec l’Italie durant la durée de la quarantaine.

Il apparait en effet totalement incohérent qu’au sein de l’Italie, la liberté de mouvement soit réduite pour éviter que le virus ne se propage, mais que ce même virus puisse se propager librement en Suisse. Nous demandions aussi si des contrôles ont été effectués lors de l’arrivée des gens du voyage, pour leur protection, et aussi pour la nôtre.

De toute évidence, les autres groupes ne voulaient pas « offrir » une telle opportunité politique à l’UDC, les chefs de groupe ont décidé de refuser la recevabilité de notre intervention, qui se basait sur l’article 56 de notre Constitution cantonale.

Alors que nous faisons face à une crise de santé publique majeure, nous sommes scandalisés par de telles considérations. La santé de la population doit primer sur les manœuvres politiques. L’Histoire jugera durement ceux qui, alors qu’ils avaient l’opportunité d’agir, ont choisi de ne rien faire pour des motifs égoïstes et des petits calculs politiques.

On ne peut s’empêcher de penser qu’en trame de fond se cache la campagne du 17 mai sur la libre circulation des personnes, et qu’il s’agit pour la majorité des partis d’éviter de rappeler au Peuple que la frontière est là, avant tout, pour nous protéger, pas seulement du dumping salarial, mais aussi en cas de pandémie.

Pour le groupe UDC,
Grégory Logean, chef de groupe
Jérôme Desmeules, secrétaire général UDCVR