Depuis le début de la crise COVID, l’UDCVR a constamment prôné des mesures adaptées à la situation, et proportionnées. C’est désormais tout l’inverse. La politique portée par le Conseil fédéral, et particulièrement par le ministre de la santé Alain Berset, est devenue irrationnelle.

Au lieu de prendre des mesures fondées sur des réalités et applicables par la population et l’économie, le conseiller fédéral Berset cherche la confrontation avec les cantons et vise, comme c’est la tradition à gauche, à miner le fédéralisme. L’UDC du Valais romand rejette cette politique multipliant les menaces et les ultimatums et invite le gouvernement cantonal à exiger du Conseil fédéral le respect des règles du fédéralisme. De plus, il s’agit de présenter enfin des données et des faits certifiés afin que la pandémie de Covid-19 puisse être combattue par des mesures ciblées.

Alors que les mesures cantonales n’ont pas encore déployé tous leurs effets, le Conseil fédéral, emmené par Alain Berset, ministre de la santé, cherche une fois de plus à accaparer le pouvoir. Au lieu de traiter les cantons en partenaires égaux en droit, le Conseil fédéral cherche la confrontation et pratique une politique assortie de menaces et d’ultimatums. L’UDC du canton du Valais rejette avec détermination ces agissements qui violent la souveraineté de chaque canton.

On se demande si les mesures proposées par le Conseil fédéral visent véritablement à améliorer la situation sanitaire, ou s’il s’agit plutôt d’une réaction de panique face à une augmentation des cas dans certains cantons alémaniques. Comme les cantons romands avant eux, ils peuvent pourtant prendre des mesures adaptées à leur situation, sans que Berne n’impose une politique identique face à des situations différentes. On se demande aussi si cette réaction n’est pas aussi une manière, à nouveau, de courber l’échine devant les menaces et remontrances de l’UE, qui voit d’un mauvais œil le pragmatisme suisse.

Exigences de l’UDC concernant la lutte contre la pandémie de Covid-19

– Cesser de plier face aux injonctions de l’UE: Les réactions du Conseil fédéral ne sont qu’un énième exemple de la soumission de notre gouvernement aux injonctions de l’UE. La force de la Suisse tient dans son pragmatisme et son respect des différents partenaires.
– Cesser la politique Covid-19 à l’aveuglette: les mesures de protection imposées par le Conseil fédéral et les autorités cantonales doivent reposer sur des faits établis. Il faut à cet effet recenser enfin les données et établir les statistiques nécessaires.
– Aussi longtemps qu’il n’est pas possible de prendre des décisions fondées sur des faits établis, il faut renoncer à de nouvelles mesures et restrictions frappant l’économie. Chaque durcissement supplémentaire accroît la misère des arts et métiers, notamment de la gastronomie et du commerce de détail. De plus, ces milieux ont mis en place des concepts de protection efficaces.
– Même en période de pandémie, l’argent des contribuables doit être dépensé avec parcimonie. Il est urgent de prendre des mesures de protection basées sur des faits pour éviter que de nouveaux dommages ne se produisent qui doivent ensuite être réparés avec l’argent des contribuables. Les mesures doivent être proportionnées, et les aides distribuées avec efficacité et rapidité, sans chicaneries.
– Renoncer à des mesures inapplicables comme la règle selon laquelle seules 5 personnes provenant de deux ménages privés peuvent se réunir en privé. Cette contrainte est irréaliste, inapplicable et socialement trop restrictive.
– Le Conseil fédéral doit enfin veiller à une communication uniforme. La cacophonie dont nous gratifie à elle seule la Berne fédérale a pour principal effet de créer la confusion à tous les niveaux.