Face à la crise alimentaire qui se profile certainement, et aux pénuries d’approvisionnement qui commencent déjà à toucher les pays qui nous entourent, le groupe UDC a demandé, à nouveau, que la politique cantonale fasse une priorité de notre capacité agricole productive.
C’est une revendication de longue date, par opposition à une agriculture destinée à entretenir les paysages, ou une 3ème correction du Rhône trop gourmande en terre agricoles à cause d’un élargissement du lit du fleuve qui ferait la part belle aux moustiques voulus par les milieux écolos, mais pas à nourrir la population de notre canton.
Dans un postulat urgent qui sera débattu jeudi, nous posons les revendications suivantes :

– réorienter l’agriculture vers un objectif de production. Tout doit être mis en oeuvre pour conserver une capacité de production qui assure à la Suisse une autonomie suffisante pour résister aux pressions extérieures.
– favoriser une agriculture de proximité. Ce mode de production est le mieux à même d’assurer l’auto approvisionnement du pays, de réduire les risques d’épidémie et d’épizootie ainsi que les charges sur l’environnement.
– De renoncer au bio (et à la promotion de ce mode de production) lorsqu’il conduit à des baisses sensibles de productivité.
– éviter le gaspillage alimentaire. Le moyen le plus simple de réduire la dépendance alimentaire consiste à diminuer la quantité d’aliments perdus ou gaspillés.
– préserver les terres dédiées à la production agricole. En aucun cas celles-ci ne peuvent être sacrifiées pour des compensations « écologiques » ou des projets insensés comme l’actuel projet Rhône 3. Tel qu’annoncé, Rhône 3 conduirait à une baisse de la production agricole équivalente à la nourriture consommée par 10’000 personnes.
Quand le prix des aliments aura explosé, ou que nous n’en aurons simplement plus, soyez vigilants : regardez qui a voté pour les moustiques et qui a voté pour vos assiettes !