C’est le principe de l’aide qui a présidé à la création de l’assurance-invalidité en 1960 : l’aide aux personnes durement frappées par le sort au point d’être incapables, nonobstant leur volonté à l’effort, de subvenir à leurs besoins en raison d’un handicap ou d’une maladie. Mais dans les années nonante, les responsables politiques et les promoteurs de l’industrie sociale ont laissé l’AI échapper au contrôle. Des rentes ont été accordées pour tout et n’importe quoi. L’UDC a été le premier parti, il y a plusieurs années déjà, à dénoncer cette multiplication d’invalides simulateurs. Aujourd’hui, seule la gauche ose encore contester les abus dans l’AI. Cette 5ème révision de l’AI est un pas vers une stabilisation structurelle de l’AI. Elle vise notamment à stopper les abus.
 
Depuis 1990, le nombre de rentiers AI a augmenté de 130’000 pour atteindre près de 300’000 aujourd’hui. Les années 90 ont été financièrement désastreuses pour l’AI. Alors que le compte de cette institution était encore équilibré en 1990, le déficit cumulé atteignait 9,3 milliards de francs fin 2006. Cela fait longtemps que les vrais invalides ne sont plus les seuls à bénéficier de l’aide de l’AI; ils sont rejoints par une cohorte croissante de paresseux, de fainéants et de parasites sociaux parmi lesquels les étrangers sont particulièrement nombreux. La gauche ayant, des années durant, tout mis en oeuvre pour protéger et développer l’industrie de l’assistance publique, les abus ont pu proliférer librement. Dans certains cantons, on peut même parler d’une “balkanisation de l’AI”. Preuve en est cette étude scientifique menée dans le canton de Zoug et selon laquelle les personnes originaires d’ex-Yougoslavie sont massivement sur-représentées dans l’AI : elles représentent 6,1 % de la population, mais constituent 20,8 % des rentiers AI.

“Toute personne est responsable d’elle-même et contribue selon ses forces à l’accomplissement des tâches de l’Etat et de la société.” Avec cette 5ème révision de l’AI, ce principe de la responsabilité individuelle et sociale énoncé à l’article 6 de la Constitution fédérale trouve également son application aux personnes restreintes dans leur santé. L’exploitation des capacités physiques restantes et l’encouragement de cet effort chez les personnes atteintes dans leur santé renforcent la confiance en soi, donc le bien-être de ces personnes. Cette 5ème révision de l’AI constitue de ce fait une réorientation de la politique sociale. L’objectif d’une réduction des rentes de 20 % fixé lors de la préparation de cette réforme devrait être largement dépassé. De plus, il faudra éliminer les nombreux doubles emplois avec d’autres assurances sociales, comme par exemple l’assurance-chômage. Au plus tard deux ans après l’entrée en vigueur de la 5ème révision de l’AI, on saura si les intentions du législateur ont été traduites dans la pratique ou non.

Mais l’UDC demande davantage : pour les personnes souffrant de problèmes de santé clairement établis, comme par exemple les handicapés de naissance, il n’est pas nécessaire de procéder tous les deux ans à un réexamen complet avec une nouvelle expertise médicale. En revanche, les rentes AI accordées sur la base d’une causalité qui n’est pas clairement établie – par exemple des problèmes psychiques ou de vagues maux de dos – doivent être immédiatement et régulièrement soumises à une révision détaillée.

L’objectif de la votation du 17 juin est de stopper les abus dans l’AI. Voilà pourquoi l’UDC dit OUI à cette 5ème révision de l’AI.

(C) Communiqué UDC Suisse, 20.04.2007

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