La section UDC de Collombey-Muraz est restée attentive à l’évolution du projet « Pimiento » ces dernières années.

Etant aujourd’hui clairement sur les rails, il est venu le moment du changement de zone nécessaire à ce que ce projet voie le jour. Le Conseil Général devra se prononcer sur ce point cet automne.
Nous nous réjouissions d’entendre la présentation du groupe Migros via la société Ecoserre SA lors de la dernière séance du Conseil Général, puis devant la population le lendemain.

Le groupe UDC a posé bon nombre de questions, notamment devant le plénum, il faut savoir que les réponses fournies ne nous ont pas convaincues, pire, elles aiguisent notre scepticisme de la première heure et nous forcent aujourd’hui déjà à prendre position sur ce sujet important.

Même si nous prenons acte des pseudos-avantages que peut amener un tel projet, tant au niveau de la revalorisation des déchets, que de l’apport d’emplois dans notre région ainsi que de la production que l’on pourrait appeler de locale, il faut savoir que parmi les quelques 120 emplois (équivalent plein-temps) promis, seulement une dizaine sont définis comme emploi dit : à responsabilité.Le reste étant par conséquent des emplois de saisonniers, la section UDC de Collombey-Muraz s’attend à voir augmenter le nombre de frontalier, mais surtout de travailleurs des pays de l’Est. Soyons honnête, s’attendre à une diminution du taux de chômage régional est totalement illusoire.

Pour une commune qui se veut à la pointe, comme le veut la devise de la municipalité pour cette législature, nous ne pouvons que constater qu’effectivement, nous serions avant-gardistes en étant la première commune à laisser l’un des géants de la grande distribution devenir producteur.

Soyons clair, ceci ne nous réjouis pas du tout.

Si nous voulons aujourd’hui réellement être une commune à la pointe, nous nous devons de refuser que la grande distribution devienne un producteur à part entière et qu’elle soit par la même occasion un concurrent direct aux véritables agriculteurs de notre pays.

Bien sûr que la culture de poivrons, clairement mise en avant dans ce projet, ne risque pas de concurrencer la production Suisse, comme nous le rappelle les initiateurs du projet, mais là où le bât blesse, c’est lorsqu’il est question de cultiver des tomates, des concombres ou encore des salades, comme annoncé dans l’une des réponses données dans la discussion lors de la présentation.

Nous voyons donc d’un très mauvais œil une situation qui deviendrait rapidement malsaine pour notre agriculture locale mais également nationale. Effectivement, si un tel projet pouvait voir le jour aujourd’hui, qu’en sera-t-il demain lorsque leurs concurrents voudront également se lancer dans la production de légumes…

Nous n’avons aucune envie de le savoir et nous nous opposerons vivement à ce projet par soutien au monde agricole qui souffre déjà bien assez des divers quotas et prix fixés par….. la grande distribution.

Une parole franche pour un avenir clair
Section UDC Collombey-Muraz

Pour plus d’informations :
Guillaume Vanay
Président de la section UDC Collombey-Muraz