Dans le cadre d’une interpellation urgente du PDC traitée aujourd’hui, ce parti sollicitait l’application de mesures de protection renforcées dans les écoles pour les classes primaires, par le port obligatoire du masque de protection pour les enfants. Cette proposition a choqué notre parti.

C’est en ces termes que le PDC formulait sa demande :

“Avec l’apparition de nouveaux variants COVID, nettement plus contaminants, il y a lieu de mettre en oeuvre des mesures de protection supplémentaires dans les écoles”

Ou encore:

“Face à cette situation qui laisse présager une troisième vague, il y a lieu de réagir et de prendre toutes les mesures nécessaires pour l’éviter.”

Et :

« Nous pensons en particulier à l’obligation du port du masque au primaire cycle 2, afin de protéger les élèves et d’éviter que l’école ne deviennent un lieu de diffusion du virus. »

L’UDC a tenté d’ouvrir la discussion, ce que tous les autres partis ont refusé.

Maigre consolation, le département de la Formation ne prévoit pas d’implémenter une telle mesure de suite, mais garde un œil sur l’évolutivité de la situation, le ministre ne partageait donc pas l’avis de son parti.

Une telle proposition est pourtant non seulement largement excessive, mais elle est en plus désavouée par les experts de santé.

L’OMS exclu le port du masque avant 12 ans, sauf contexte particulier. Hors, notre contexte est à une baisse générale des infections. Nous sommes revenus au niveau d’infections du mois de septembre, et pourtant nous vivons toujours dans un régime strict de limitation des libertés qui n’a que trop duré.

PédiatrieSuisse ne soutient pas une telle recommandation, aussi parce qu’il est difficile pour des enfants de cet âge de s’y tenir. L’ European Centre for Disease Prevention and Control, l’équivalent européen du CDC américain, nous dit que la présence de cas dans les écoles est surtout due à la transmission dans les communautés qui l’entourent, mais que les écoles ne représentent qu’une minorité de cas. Ils recommandent aussi de ne pas porter le masque avant 12 ans.

Il existe aussi des études scientifiques sérieuses, dont une étude médicale allemande de l’université de Witten, sur un peu plus de 20’000 enfants. Le port du masque à l’école a généré des effets négatifs qui ont été reportés dans 68% des cas, une large majorité, avec comme effets : changement de comportement avec de l’irritabilité dans 60% des cas, maux de tête 53%, difficulté de concentration 50%, perte de la joie de vivre ou de l’envie d’aller à l’école, apprentissage détérioré, fatigue…

Voilà ce que dit la science et les autorités sanitaires, qui ne partagent pas le désir du PDC.

L’UDC partage une position diamétralement opposée. Le temps est désormais venu d’offrir à la population une sortie de crise. La population n’en peut plus, et on ne parle même pas de nos indépendants et entreprises qui se retrouvent désormais au bord du précipice. Cette sortie de crise ne pourra venir qu’avec la protection des plus faibles, personnes âgées, à risque, soignants, qui doivent être prioritaires pour une vaccination, pour ceux qui le souhaitent, car cela doit rester une liberté. Assurer aussi enfin un versement rapide et sans tracas des aides. Et finalement revenir à une vie plus normale, même avec des mesures de protections. Mais libres !

Si cette urgence a été déposée, c’est que le contexte est électoral.

Et bien, au moins, la population saura à quoi s’en tenir. Les élections du 7 mars sont aussi un référendum pour la liberté. Si vous voulez toujours plus de restrictions sans perspective de sortie, alors on peut continuer comme ça. Sinon, une sortie responsable de cette crise est possible, avec le choix des élus UDC.