Depuis quelques mois, les affaires en liens avec les problèmes environnementaux secouent notre canton. Il y a eu le départ du chef du Service de l’environnement (SEN), par la suite malmené jusque dans la presse par nos autorités alors qu’il a fait honnêtement son travail, l’absence de réaction de l’ancienne présidente de la Commission de gestion à qui les faits ont été rapportés, le Conseil d’Etat qui malmène le Préposé cantonal à la protection des données et à la transparence, les plaintes pénales qui ont été déposées ou le seraient pour faire la chasse aux lanceurs d’alertes au mépris de la volonté du Grand Conseil et des citoyens de ce canton, etc. Bref, un tableau peu reluisant qui donne une image catastrophique de notre canton, mais qui démontre aussi et surtout que le Système est encore bien vivant et que les dernières élections cantonales n’ont servi qu’à le renforcer.

Si l’on en juge par ce que disent les gens dans la rue, les citoyens en ont marre de cette opacité, des combines, des cachotteries et des pressions exercées pour se couvrir, occulter les faits et in fine, prolonger la mainmise de quelques-uns sur notre canton. Ils en ont aussi marre qu’on salisse ceux qui osent parler. Trop, c’est trop !

Jusqu’ici, la transparence a été réservée, de fait, à une petite poignée de personnes, principalement les journalistes intéressés à couvrir ce scandale. Mais les Valaisans, eux, attendent toujours. Alors puisque nos Autorités ne veulent pas l’offrir, et bien c’est l’UDC qui s’en chargera. Pour les Valaisans. Et peut-être aussi pour le Procureur général, pour le cas où celui-ci estimerait que l’un ou l’autre élément pourrait relever de la Justice pénale.

A compter de maintenant, l’intégralité des documents remis par l’ancien chef du Service de l’environnement (plus précisément, ceux que la Chancellerie a bien voulu nous remettre, puisqu’une partie d’entre eux est apparemment encore cachée…) est publiée sur internet https://www.grosfichiers.com/kLtnd2kNUMA, où tout le monde peut télécharger ces documents.

Au cours des prochaines semaines, l’UDC va en extraire et publier régulièrement quelques morceaux choisis. Ils sont en effet noyés dans une masse d’informations dont certains espèrent sans doute qu’en raison de leur volume, personne n’aura le courage de s’y plonger sérieusement.

Nous commençons aujourd’hui, en soulevant une question simple : l’Etat aurait apparemment utilisé ses ressources (les nôtres, donc…) dans le cadre d’affaires civiles au bénéfice d’élus bien connus.

Ces documents montrent les efforts insensés consentis par le Service juridique du DMTE du 23 au 29 juillet 2019 pour mettre ses juristes à disposition de deux avocats, élus fédéraux, pour une cause CIVILE (dans laquelle l’Etat n’est pas partie) entre trois communes et un bureau d’ingénieur. En page 448, on peut lire un courriel du Secrétaire général qui demande d’aider le bureau d’avocats à prendre la bonne décision : « faire recours contre un ingénieur, fournisseur de STEP à roseaux) »


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Le 24 juillet au matin, le Chef du Service juridique indique qu’il va tout mettre en œuvre pour aider lesdits avocats dans cette cause CIVILE, comme on le lit à la page 449 :

Le 24 juillet dans l’après-midi, le chef du SEN répond que ce n’est pas le rôle de l’Etat de s’immiscer dans un procès civil (ndlr : la prochaine fois, ce sera quoi, les juristes de l’Etat qui devront s’occuper du divorce des élus ?!?…) Les juristes de l’Etat doivent travailler pour défendre l’intérêt public dans des affaires et autres procédures dans lesquels l’Etat est concerné, mais certainement pas pour aider des particuliers à défendre des intérêts qui ne sont pas ceux de l’Etat, des intérêts privés donc.

C’est donc avec un énorme étonnement, pour ne pas dire plus, qu’on découvre le 29 juillet 2019 que le Service juridique a tout de même travaillé pour le bureau d’avocats en question sur cette affaire civile dans laquelle l’Etat n’est pas partie (page 454). Des juristes gratuits payés par la collectivité au bénéfice d’une étude d’avocats bien connue, c’est sympa. Le PDC appréciera. Le contribuable, beaucoup moins sans doute.

L’existence de cet avis de droit délivré par plusieurs juristes (dont le chef et son adjointe !) a même été indiquée par l’adjointe du Service juridique à une journaliste du Nouvelliste dans un courriel du 31 juillet 2019.

L’UDC est scandalisée par ce procédé qui révèle des privilèges d’un autre temps et qui montre jusqu’où le Système prêt à aller. Ils pourraient constituer un abus de l’utilisation des moyens de l’Etat.

Sans égard à l’intérêt que ces éléments pourraient (ou devraient) susciter de la part du Procureur général, l’UDC en tire déjà une conséquence : nous ne saurions accepter que le prochain chef du SEN soit un juriste ; car ce service a besoin d’indépendance et de compétences techniques, pas de copinages.

A bientôt pour la suite…