L’UDC appuie la décision du Conseil d’Etat de s’opposer à la ligne THT Chippis-Mörel et salue le récent travail d’investigation de la commission de l’Economie et de l’Energie (EE) qui, sous la présidence de notre Chef de groupe Grégory Logean, avait mis en lumière la faiblesse du préavis du canton pour le tronçon Chamoson-Chippis.

En effet, la prise de position du canton permet à l’ESTI (ou à l’OFEN) de constater entièrement les faits, de procéder à une pesée globale des intérêts en présence et d’appliquer correctement le droit. Comme le relève l’avis de droit du Professeur Etienne Poltier mandaté par la commission EE du Grand Conseil, le préavis du canton, qui est de nature à déboucher sur l’insertion de charges dans la décision fédérale, apparaît ainsi comme une partie intégrante et indispensable de la procédure d’approbation des plans, de sorte qu’il faut même parler à ce propos d’une obligation de collaborer du canton. En outre, le canton, dans la mesure où son préavis n’est pas suivi par la décision d’approbation des plans, a qualité pour former un recours contre celle-ci. Compte tenu de l’importance de cette prise de position, la commission EE demandait la mise en place d’une disposition légale qui confère à la plus haute instance de l’exécutif cantonal, à savoir le Conseil d’Etat, la charge et la responsabilité du préavis cantonal.

Dans le cadre de la ligne Chamoson-Chippis, la rubrique « Dangers naturels » se limitait à une demande, de la part du canton, de charges et conditions de trois petites lignes pour les pylônes 127 et 1281. On est ainsi très loin des 34 pylônes évoqués aujourd’hui par le Géologue cantonal.

Concernant le tronçon Chippis-Mörel dont il est aujourd’hui question, l’UDCVR s’associe pleinement à l’exigence que les mesures de sécurité en lien avec les dangers naturels existants soient déjà examinées par les autorités compétentes dans le cadre de la procédure d’approbation des plans et incluses comme conditions contraignantes dans l’approbation de ceux-ci. En outre, l’UDCVR exige également de réexaminer la possibilité d’un enfouissement partiel dudit tronçon compte tenu des risques naturels existants, de l’impact sur le paysage et de l’avancée des progrès techniques.

En effet, à titre d’exemple, la ligne à très haute tension de Frohalp à Waldegg en Ville de Zurich sera entièrement enterrée. Le Conseil fédéral a défini le vendredi 18 décembre 2015 le corridor de planification long d’environ 7 kilomètres. La nouvelle ligne passera par le tunnel de l’Uetliberg. Cette nouvelle ligne à très haute tension doit permettre d’améliorer la sécurité de l’approvisionnement de la ville. Deux faisceaux de câbles, l’un de 380 kV et l’autre de 220 kV, doivent être tirés.

Ce qui est possible pour la ville de Zurich, devrait également être possible pour le canton du Valais !

Grégory Logean,
Chef de groupe UDC, Député
Cyrille Fauchère,
Président UDCVR

1 : cf page 119 du lien suivant : https://parlement.vs.ch/common/idata/parlement/vos/docs/2019/04/2019.05_IP7.0084_EE_Documentation%20compl%C3%A9mentaire%20au%20rapport%20sur%20la%20ligne%20THT.pdf