par Timothée Fournier, Président de la section valaisanne de l’Action pour une Suisse indépendante et neutre (ASIN)

L’initiative du 27 septembre vise à reprendre le contrôle sur notre immigration et elle est très bénéfique pour nos emplois.

De plus en plus de travailleurs de plus de 50 ans n’arrivent tout simplement plus à trouver un travail. Ils sont remplacés par une main d’œuvre immigrée meilleur marché. Cette situation est fort fâcheuse pour nos travailleurs seniors, qui sont considérés comme un poids par de nombreuses entreprises.

La situation actuelle laisse aussi de nombreux jeunes sur le carreau, après leur formation par la voie de l’apprentissage ou des études supérieures, méthode d’enseignement enviée dans de nombreux pays. Ils se retrouvent confrontés sans protection à la dure réalité du marché du travail.

De nombreuses entreprises préfèrent engager un travailleur immigré moins formé ou au bénéfice d’une formation étrangère plutôt que d’engager un jeune résident et miser sur l’avenir en pariant sur un jeune sorti de notre système éducatif. De ce fait, trop de jeunes qui sortent d’apprentissage se retrouvent au chômage, voir émargent à l’aide sociale. Il en résulte une forme de dévalorisation chez une partie de notre jeunesse qui peut se sentir inutile, car sans emploi. C’est très mauvais pour notre cohésion sociale.

Notre pays est aussi fortement touché par la concurrence avec les frontaliers, dont près de 330’000 traversent tous les jours la frontière. Ces travailleurs sont évidemment moins regardants sur leurs salaires, car le coût de la vie est moins cher hors de Suisse. Notre canton compte aussi de nombreux frontaliers dans ses entreprises, particulièrement dans les usines du Bas-Valais et de la région de Viège. La situation est particulièrement alarmante dans des cantons comme le Tessin ou encore Genève.

 

L’exemple du Tessin est particulièrement parlant : près de 40% des jeunes Tessinois ne trouvent pas de travail après leur apprentissage et doivent bien souvent émigrer outre-Gothard. La pression sur les salaires y est élevée et la jeunesse n’arrive tout simplement pas à se construire un avenir. Ce phénomène risque de s’étendre inexorablement au reste du pays si nous ne faisons rien.

Il faut aussi déconstruire le mythe de l’immigré qui comble le manque de main d’œuvre. D’après une étude réalisée en 2016 par l’office de l’économie et du travail du canton de Zurich, moins de 20% de la main d’œuvre immigrée en Suisse de 2007 à 2014 a trouvé un emploi dans un secteur connaissant une pénurie de professionnels qualifiés. Seulement 16% des travailleurs frontaliers contribuent à réduire la pénurie de main d’œuvre qualifiée.

Parlons des mesures d’accompagnement, brandies par les syndicats comme largement suffisantes pour protéger nos travailleurs résidents. Ces mesures ne concernent qu’une infime minorité : à titre d’exemple, les travailleurs détachés sur le marché suisse ne représentent que 0,15%. Dans certains cantons et particulièrement au Tessin, des contrats-type ont été édictés pour éviter un trop fort dumping salarial. Cela entraine un nivellement des salaires vers le bas.

L’ASIN Valais recommande donc fortement l’acceptation de l’initiative de limitation. Les résidentes et les résidents méritent d’être prioritaires sur le marché du travail (c’est ça, la préférence nationale voulue par le peuple en 2014 et jamais mise en œuvre). Cela permettra aux travailleurs plus âgés de trouver plus facilement un emploi et aux jeunes de pouvoir se construire un avenir dans notre magnifique pays. Votez et faites votez OUI à l’initiative de limitation. Il en va de notre cohésion sociale.