Alors que tous les cantons romands s’apprêtent à rouvrir leurs restaurants dès le 10 décembre, le canton du Valais continue à faire cavalier seul et à garder la tête des restaurateurs sous l’eau.

Dans son argumentaire, le Président du Gouvernement Christophe Darbellay annonce une réouverture pour le 14 décembre. Il soutient que ce serait positif de bénéficier de quelques jours de plus. Or, rien n’est moins sûr. Un tel raisonnement fait penser au nuage de Tchernobyl, qui, on le sait, ne s’était pas arrêté à la frontière. Il est donc probable que de nombreux Valaisans profitent de la réouverture aux frontières du canton pour fréquenter des établissements publics de voisins.

Au contraire du but recherché, cette mesure pourrait ainsi favoriser un plus grand brassage de population intercantonale.

Aussi, elle continue à priver injustement les milieux de la restauration et des bars de leurs revenus, alors qu’il faut rappeler que moins de 1.6% des contaminations ont eu lieu au restaurant, selon les chiffres de l’OFSP (source : https://www.bag.admin.ch/bag/fr/home/das-bag/aktuell/news/news-02-08-2020.html). Le chiffre avoisine les 30% dans le cadre familial, où les fêtes privées sont toujours autorisées, sans une protection professionnelle comme l’offrent l’hôtellerie et la restauration.

Partout pourtant, dans la rue et dans les entreprises du canton, on peut voir de nombreux travailleurs manger côte à côte avec un respect moindre des distances que celui que les établissements publics sont en mesure d’imposer.

L’UDC demande donc instamment au Conseil d’Etat de revoir sa position et de suivre le reste des cantons romands en réouvrant le 10 décembre.

En outre, nous déposerons une intervention au Grand Conseil lors de la prochaine session pour que, si une nouvelle fermeture devait intervenir, les restaurants qui sont capables de garantir un concept de protection renforcé puissent rester ouverts. La réalité des métiers de bouche est diverse, il convient d’en tenir compte et de respecter le travail et ce qui est souvent le projet de toute une vie.

Finalement, l’UDC se réjouit de la volonté de rouvrir les stations de ski au plus vite, en respectant les précautions sanitaires. Alors qu’en Europe, l’Allemagne fait pression pour garder tout fermé. Ce nouvel épisode illustre, à nouveau, la justesse de la position de l’UDC de vouloir garder la souveraineté de la Suisse. Soumis à l’Europe, nous n’aurions d’autre choix que d’achever de ruiner un secteur déjà mal en point. Alors qu’une signature de l’accord-cadre avec l’UE est voulue par certains, ils feraient bien de réaliser la valeur de pouvoir décider de son avenir.

Pour l’UDCVR,
Jérôme Desmeules, secrétaire général