Tribune libre

Le 26 novembre prochain, nous devrons nous prononcer sur loi fédérale sur la coopération avec les Etats d’Europe de l’Est, qui doit servir, notamment, de base légale à une contribution de notre pays au fonds de cohésion de l’UE pour les pays de l’Est à hauteur d’un milliard de francs.

A cet effet, il est important de savoir que cette loi donne au Conseil fédéral la possibilité de soumettre de nouvelles contributions au Parlement sous la forme de positions budgétaires (sans possibilité de référendum). Le peuple n’aura alors plus droit au chapitre, si ce n’est… pour passer à la caisse.
De son côté, l’UE, forte de l’affirmation du Conseil fédéral selon lequel “l’intégration des nouveaux membres UE est d’un intérêt vital pour la Suisse et mérite notre soutien” (bulletin d’information du CF, février 2006), aurait tort de se gêner de demander quelques centaines de millions de plus à Berne pour financer l’adhésion de la Bulgarie et de la Roumanie. Rien que pour ces deux pays, le chiffre de 350 millions est déjà articulé.

Avec la loi proposée, qui ne fixe [gaucune limite ni aucun plafondg], le milliard de cohésion va très vite se transformer en 1.4 milliards (pour la Roumanie et la Bulgarie) puis, qui sait, avec l’entrée de la Turquie ou d’autres dans l’UE, continuer de prendre l’ascenseur.

La question est donc de savoir si, en cette période d’austérité financière (126 milliards de dettes) où l’on nous demande de nous serrer la ceinture (AVS, AI, formation,…), nous entendons donner un tel chèque en blanc à nos autorités.

Pour ma part (et surtout pour notre porte monnaie), mon choix est déjà fait…

Grégory Logean
Euseigne

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