Il appartient aux collectivités locales de se prononcer en toute autonomie sur leur destin. A
cet effet, l’UDC considère que nous, Valaisans, n’avons pas à nous laisser dicter une
politique d’aménagement du territoire par d’autres cantons, puisque seuls 4 cantons en
Suisse seront touchés par cette initiative ! Il n’appartient pas à quelques écolos citadins de
dicter le développement économique des régions de montagne ! Cette initiative contre les
résidences secondaires est une attaque frontale contre les régions périphériques et l’arc
alpin !

On trouve beaucoup de résidences secondaires dans les régions rurales et de montagne.
La construction et l’entretien des résidences secondaires, tout comme la consommation des
touristes pendant leurs séjours, créent et maintiennent des places de travail dans ces
régions.
Un tel gel des constructions entraînerait la perte de milliers d’emplois, avec des
conséquences en chaînes : exode de la population des régions de montagne et pertes
fiscales pour les communes. Or, les populations de ces régions ont aussi le droit à la
prospérité économique, quelque soit leur situation géographique.

Plutôt que de combattre les résidences secondaires comme telles, on ferait peut-être mieux
d’encourager les cantons et les communes qui cherchent des solutions permettant de
remplir les stations.

Cette initiative ne fait pas la différence entre un propriétaire de terrain valaisan et un
étranger. Par exemple, un valaisan ayant hérité d’un terrain ou d’une grange se verrait dans
l’impossibilité d’en faire sa résidence secondaire ! Ainsi, des milliers de valaisans se feront
interdire de rénover la grange à grand-père ou à papa pour en faire leur chalet !

Autre aspect : l’obligation faite aux communes de publier chaque année leur plan de quotas
de résidences secondaires pour désigner les mauvais à la vindicte des écolos-bobos. Un
flic derrière chaque commune. L’Etat policier. Est-ce cela que nous voulons ?

En résumé, nous devons dire NON à cette initiative, car
– elle bafoue le fédéralisme
– elle est contreproductive
– elle tue l’emploi dans les régions touristiques et de montagne
– elle prétérite les propriétaires et les habitants