Cédant à une demande de la gauche à quelques mois des élections, le Grand Conseil valaisan a cru devoir réunir un certain nombre d’interventions parlementaires dans une matinée pompeusement qualifiée de “session climat”.

Voici ce que Jean-Luc Addor, chef du groupe UDC/SVP, a déclaré à titre liminaire à cette occasion :

Malgré ce que pourrait donner à penser l’avalanche d’interventions de la gauche, le climat, comme l’environnement en général, n’est le monopole de personne. C’est uniquement un devoir, notre devoir à tous de nous souvenir que cette terre ne nous a pas été confiée par le Créateur pour la détruire, mais comme un capital que nous pouvons exploiter, mais dont nous devons conserver l’intégrité.

Dans ce sens, il y a quelques éléments que nous ne devons pas perdre de vue dans l’examen des mesures ponctuelles proposées par les uns et les autres :

– Sans que nous ne puissions échapper à nos responsabilités, il faut bien convenir que par nature, certains problèmes seront résolus au niveau mondial ou ne le seront pas. Les Valaisans ne vont pas changer tout seuls le climat de la planète entière. Les moyens proposés doivent être raisonnablement propres à atteindre les objectifs recherchés. Ainsi, à quoi sert-il d’interdire aux Valaisans de brûler leurs déchets de jardin quand, au même moment, des usines crachent une fumée noire dans des pays où personne ne songe à organiser une session sur le climat?

– Avant de restreindre, parfois de manière disproportionnée, les libertés des citoyens (ou le peu qu’il en restera bientôt), nous devons être sûrs du diagnostic. Or, comment toujours faire confiance aux apôtres de l’écologie dans leurs prévisions apocalyptiques? Comment avoir toujours la foi dans les prophéties sur le réchauffement de la planète quand nous voyons qu’il neige au mois d’octobre et que nous ne sommes toujours pas capables de prévoir la météo à plus de quelques jours?

– Et ceux qui nous parlent d’écologie, ce sont souvent les mêmes, c’est-à-dire la gauche et ceux qui la suivent, qui sont les chantres de la mondialisation et de ses divers avatars tels que l’adhésion à l’Union européenne. Or, la mondialisation, le libre-échange et l’abaissement des frontières à tout crin, c’est la mort de l’économie de proximité, une économie qui, pourtant, justement, limite entre autres les charges liées aux transports qui pèsent si lourdement sur notre environnement. Pour la Suisse et pour le Valais, le libre-échange agricole, c’est la mort de notre agriculture, sans bénéfice notoire pour le consommateur et pour le seul profit des grandes chaînes de distribution et des trusts de l’agro-alimentaire. L’écologie, donc, n’est pas toujours où l’on croit. Qui, ici, défendra notre agriculture, garante si importante de notre environnement, contre Bruxelles et contre la mondialisation que nous prépare Doris Leuthard?

Pour terminer, j’aimerais plaider pour l’homme, pour qu’à force de restrictions et d’interdits, dans un ultime paradoxe, il ne se retrouve pas bientôt de trop sur cette planète que pourtant le Créateur lui a confiée.