Les hautes écoles valaisannes (HEP et HES-SO) veulent imposer dès le 15 novembre une obligation que le droit fédéral ne prévoit pas : tout leur personnel (non seulement enseignant, mais aussi – « originalité » valaisanne – administratif et technique) et leurs étudiants devront présenter un pass Covid pour travailler, respectivement étudier. Pour le personnel, les tests seront gratuits. Pour les étudiants, c’est encore l’inconnue. Cette mesure concrétise brutalement la nature de ce document que nous devons tous présenter plusieurs fois par jour pour mener une vie un tant soit peu normale : il s’agit d’une obligation de vaccination déguisée.

Avec d’autres mesures déjà en place depuis le 13 septembre, ce nouvel avatar révèle une dangereuse dérive de notre pays avec une stratégie claire : pourrir la vie du citoyen au point que la vaccination apparaisse comme l’unique moyen de continuer à vivre normalement et, pire encore (le personnel de nos hautes écoles risque d’en faire l’expérience), à pouvoir travailler.

Il s’agit d’une dérive autoritaire. En effet, on menace ceux que l’on présente comme des « récalcitrants » de sanctions. Et l’on voit fleurir d’inquiétants propos tels que ceux du directeur de la HES-SO, qui ose dire que « celui qui ne souhaite pas jouer le jeu n’a tout simplement pas envie de travailler chez nous » ; rien que ça ! Pour échapper à l’obligation fastidieuse de tests réguliers, une partie du personnel et des étudiants non encore vaccinés risque de céder à une forme de contrainte.

Sachant que les fabricants des vaccins actuellement autorisés en Suisse par des clauses que l’on cache même à nos élus fédéraux, ont pu s’exonérer de toute responsabilité du fait d’éventuels effets secondaires qui, eux, ne sont plus un secret, l’UDC du Valais romand recommande au personnel et aux étudiants concernés d’exiger de ces écoles et de l’Etat du Valais la signature d’une décharge aux termes de laquelle ils devront assumer la responsabilité pleine et entière en cas d’éventuels effets secondaires.

L’UDC-VR s’inquiète au passage de la dérive autoritaire et policière de notre pays dans lequel on nous demande plusieurs fois par jour de justifier du fameux pass et, en sus, de notre identité, le tout assorti de moyens de surveillance électronique de masse. Elle rappelle la nécessité, pour tous ceux qui s’en inquiètent, de voter NON le 28 novembre à la révision de la loi Covid.

Lors de la prochaine session du Grand Conseil, le groupe UDC du Valais romand déposera des interventions parlementaires afin de d’exiger du Conseil d’État, autorité de surveillance de nos hautes écoles, qu’il bloque l’instauration de cette obligation déguisée de vaccination ou à défaut, assume pleinement les responsabilités que les fabricants des vaccins refusent de prendre.

UDC du Valais romand
Donald Moos, Président
Jérôme Desmeules, Secrétaire général