Loi sur le Cinéma : NON

Alors que le cinéma suisse est déjà subventionné à plus de 100 millions de francs par an, la Berne fédérale veut faire passer les consommateurs de plateformes de streaming à la caisse en imposant aux fournisseurs un quota d’investissement dans des productions cinématographiques suisses.

Pour l’UDCVR, c’est par la qualité que notre cinéma doit s’imposer, et pas par des quotas. De plus, ces quotas imposeront aussi de diffuser 30% de contenu européen, ce qui nous priverait du plaisir de visionner des productions qui viennent d’autres pays du monde, sans égard pour l’envie des consommateurs ou leur liberté. Les productions en provenance d’autres régions du monde devront donc être retirées des catalogues. C’est une exigence de quota absurde.
A l’unanimité, le Conseil de Parti a décidé de recommander de voter NON à cette loi.

Modification de la loi sur la transplantation : NON

La loi amène un changement de paradigme en passant du principe du consentement explicite et préalable au consentement présumé, selon ce qui était demandé par une initiative populaire qui a été retirée au profit d’un contre-projet indirect. Le peuple votera sur la loi vu le retrait de l’initiative.  Le consentement présumé amènerait une augmentation des dons d’organes, mais n’assurerait plus une volonté claire des donneurs. Ceci pose des questions éthiques en lien avec la liberté de choix des individus, qui doit être garantie, intérêts qui doivent être mis en balance avec celui d’augmenter le nombre de donneurs, et donc, les vies sauvées.
Par 11 voix contre 12, le Conseil de parti a décidé de recommander de voter NON à cette loi.

Reprise du règlement de l’UE relatif au corps européen de gardes-frontières et de garde-côtes (Frontex) : NON

Il s’agit d’une augmentation de la contribution Suisse de 21 à 60 millions pour une organisation qui ne fonctionne pas dans les faits efficacement. D’aucuns pensent qu’en renforçant le dispositif ça sera moins pire. Nous concernant, nous pensons que c’est un emplâtre sur une jambe de bois. Ceci renforce l’acquis Schengen, ce qui est négatif pour la sécurité de la Suisse qui doit rester autonome en matière de sécurité. Finalement, les moyens alloués ne seront pas sur le terrain dans leur immense majorité. Un renfort des contrôles à nos frontières directes doit être privilégié.
A l’unanimité, le Conseil de Parti a décidé de recommander de voter NON à ce projet.