Sous ce titre, alors que tout est prêt dans nos stations pour accueillir les touristes dans des conditions adaptées et que tout laisse craindre que le Conseil fédéral cède aux gesticulations du président Macron et des gouvernements des pays voisins, notre Conseiller national Jean-Luc Addor a déposé une interpellation urgente, cosignée par son collègue UDC haut-valaisan Franz Ruppen, ainsi libellée :

Dans toutes les stations du pays, le Gouvernement a laissé croire jusqu’ici aux exploitants de remontées mécaniques et à tous les acteurs du tourisme hivernal qu’ils pourraient accueillir les skieurs et autres usagers de leurs installations moyennant des plans de protection qui ont été élaborés avec soin et sérieux et surtout, de manière réaliste et adaptée à la situation sanitaire. Et voici que sous doute sous la pression internationale (alors qu’il y a quelques jours seulement, le Conseiller fédéral Berset rappelait que la Suisse est un pays souverain !), ce même Conseiller fédéral Berset aurait proposé au Conseil fédéral de soumettre la fréquentation des domaines skiables à des conditions si draconiennes que leur exploitation s’en trouverait rendue de fait sinon impossible, du moins non rentable.

1. Des éléments objectifs liés à l’évolution de la pandémie en Suisse justifient-ils cette volte-face ?

2. Celle-ci (en espérant que ces intentions ne se concrétisent pas…) a-t-elle une autre origine que les pressions de pays voisins ?

3. Les exploitants de remontées mécaniques (et avec eux toute la branche du tourisme, sans parler des habitants de tout le pays aujourd’hui confinés qui n’attendent que de pouvoir s’aérer), dont les préparatifs pourtant basés sur les réglementations fédérales et cantonales en vigueur pourraient avoir été faits pour rien, n’ont-ils pas des raisons légitimes de se sentir trahis ?

4. Au vu de la situation qui prévaut effectivement en termes de décès clairement et directement au COVID-19 et d’hospitalisations directement imputables à ce virus, alors que tout est prêt, dans les stations du pays, pour accueillir les hôtes dont notre économie a tant besoin, le Conseil fédéral ne doit-il pas renoncer à imposer aux stations d’hiver d’autres contraintes que celles, adaptées à la situation sanitaire, qui sont déjà prévues dans les plans de protection ?

5. Pour le cas où le Conseil fédéral céderait néanmoins aux pressions de l’étranger, est-il prêt à proposer au Parlement, à la charge exclusive de la Confédération, un plan urgent de compensation du désastre économique et social que provoqueraient les mesures qui semblent menacer ?