Alors que le droit fédéral permet depuis déjà plusieurs mois la tenue des assemblées politiques, le Canton du Valais avait décidé, à nouveau, de faire cavalier seul et d’interdire la tenue des assemblées des partis. Pour rappel, à plusieurs occasions, ce Conseil d’Etat a décidé de mesures plus liberticides que le droit fédéral, sans que cela ne génère un effet positif concret. Plutôt que de s’en rendre compte et de corriger, il a choisi de s’entêter.

En pleine campagne, on sait que le combat pour la mobilisation de l’électorat, et la visibilité, est décisif. On ne peut s’empêcher de penser que ces restrictions étaient un bon moyen pour empêcher les partis minoritaires de faire campagne, et favoriser le statu quo, qui profite à presque tous, mais en tout cas pas à l’UDC.

Le Conseil d’Etat, a dû lâcher du lest, car il se doutait que la demande que nous avions adressée de pouvoir tenir nos assemblées serait suivie d’une procédure en cas de refus. Procédure dont les chances d’aboutir étaient réelles, tant cette interdiction était tout sauf proportionnée.

Maintenant, les partis pourront au moins se réunir pour prendre des décisions dont certaines seront importantes pour le second tour de l’élection au Conseil d’Etat. En démocratie, c’est la moindre des choses.

Finalement, celles et ceux qui en ont assez des restrictions inutiles peuvent toujours se rappeler que la meilleure arme pour y mettre fin rapidement, c’est leur bulletin de vote. Il reste quelques jours pour en faire usage et voter UDC.