Trop corrosif pour la rubrique “L’invité” du Nouvelliste, à laquelle il était destiné, le texte suivant, du Conseiller national Oskar Freysinger, sera tout de même vraisemblablement publié dans le courrier des lecteurs de ce même quotidien.

Jugez par vous même de la valeur des critères utilisés par notre quotidien préféré!

Vive le parti socialiste!
Un parti qui n’a qu’insultes à la bouche pour tous ceux qui cherchent à débattre des problèmes de société sans tabous.
Un parti ouvert au dialogue avec tous ceux qui font allégeance à l’unique vérité par lui décrétée.
Un parti qui voit dans la destruction de la vie prénatale un progrès et traite tous les défenseurs de la vie de nazis.
Un parti mû par la haine des racines, de la culture, de l’indépendance des individus et de la souveraineté de notre pays.
Un parti qui veut voir disparaître la Suisse et prépare l’adhésion par la destruction des valeurs familiales, la fragilisation de l’école et une immigration sauvage.
Un parti qui veut faire tomber toutes les frontières pour les remplacer par des murs intérieurs.
Un parti qui parle de bonheur, de liberté et de dignité, mais qui n’en accepte que l’application collectiviste imposée par l’Etat.
Un parti qui, lorsqu’il s’aperçoit qu’il a fait fausse route reprend les idées de ceux qu’il a précédemment copieusement insultés et les fait passer pour siennes et donc novatrices.
Un parti dont les membres élus occupent de multiples postes de direction dans des fondations et autres organisations paraétatiques et qui, en prétendant défendre la veuve et l’orphelin, pensent surtout à s’assurer de juteuses prébendes.
Un parti dont un élu national n’a pas hésité, après une défaite cuisante sur les naturalisations facilitées, à demander mon licenciement comme enseignant, cherchant ainsi, en touchant à la survie économique de ma famille, à détruire socialement et professionnellement un adversaire politique dont il ne parvenait pas à venir à bout par les arguments.
Un parti dont l’un des conseillers fédéraux annonce vouloir se représenter à sa propre réélection et qui motive sa décision par son désir de défendre la collégialité… en bafouant celle-ci par l’agression, dans les médias, d’un collègue de gouvernement.
Un parti qui se dit pur par ses intentions et se lave les mains lorsqu’il s’agit d’assumer les effets néfastes de sa politique (LAMal, réformes scolaires désastreuses, immigration, finances publiques, politique étrangère).
Un parti qui a perdu tout sens de l’humour et ne sait donc plus rire de lui-même.
Un parti qui me semblait séduisant à dix-huit ans et qui n’est plus que l’ombre de ses illusions perdues.
Un parti qui s’est transformé en cauchemar pour la liberté.

Un parti qui me donne la colère nécessaire pour me battre pour mes racines et la survie de mon pays.

Oskar Freysinger
Conseiller national
Savièse

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