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Initiative “têtes nues dans les écoles” : Le Parlement valaisan ne veut pas d’un vote populaire. Aurait-il peur de le perdre ? L’UDC ne se laissera pas faire !

Le Parlement valaisan s'apprête à faire un hold-up démocratique. Tous les groupes, sauf évidemment l'UDC, veulent déclarer irrecevable l'initiative « pour des élèves têtes nues dans les écoles publiques valaisannes ». C'est le seul moyen que les élus ont trouvé pour la combattre : empêcher le peuple de voter !
 
Pourtant, la Cour européenne des droits de l'homme est claire : il est possible et proportionné d'interdire le voile. Une telle loi ne viole pas la constitution, car elle ne touche pas à la liberté de croyance ni à l'exercice de la religion. Cela a été tranché dans de nombreux pays. Vous pourrez le constater par vous-même ici, les cas dans le domaine scolaire y sont abondamment documentés:  http://www.echr.coe.int/Documents/FS_Religious_Symbols_FRA.pdf.
 
Par ailleurs, avec une hypocrisie incroyable, on veut nous expliquer qu'interdire tous les couvre-chefs serait discriminatoire, alors que la motion du PDC qui ne demandait que l'interdiction du voile islamique – en laissant des critères arbitraires d'application – serait "juste et proportionnée" https://parlement.vs.ch/common/idata/parlement/vos/docs/2014/10/DEP_2014.06_MO_3.0144_Port%20du%20voile%20%C3%A0%20l%27%C3%A9cole.pdf.
 
C'est pourtant tout le contraire qui est vrai. Mais les partis ne veulent simplement pas assumer la vérité ; ils ne veulent pas d'un vote populaire. Auraient-ils peur de le perdre ?

 
Revenons sur notre initiative. Celle-ci pose une question : est-il acceptable d'obliger, par une pression religieuse, par une contrainte du cercle social, de la famille, des proches ou d'autres, d'obliger certaines personnes à se couvrir la tête ? Nous sommes au 21ème siècle ; la réponse doit être clairement non.
 
Avant le lancement de cette initiative, les initiants ont pris contact avec des représentants de différents courants religieux. Que ce soit les chrétiens, les Juifs ou les musulmans qu'on appelle modérés, tous ont dit que l'interdiction de se couvrir la tête était acceptable, pour autant qu'elle s'applique à tous, sans viser arbitrairement une seule religion.
 
La non-discrimination, l'égalité entre toutes et tous, voilà ce qui rend ce texte recevable.
 
En pratique, nous savons que seuls certains milieux religieux fondamentalistes réclament que les femmes, et seulement elles, se couvrent la tête. Et la question qui se pose est de savoir pourquoi ?
 
Il y'a d'abord ces hommes qui pensent que la chevelure ou la nuque d'une femme provoque des pulsions irrépressibles chez ces messieurs et que c'est à la femme de se cacher. A eux de se maitriser!
 
Il y'a ensuite ceux qui veulent faire de ces couvre-chefs des instruments de propagande pour une religion ou une autre. A ceux-ci, nous voulons dire que l'école n'est pas le lieu pour cela. Si notre école est de tradition chrétienne, le monde de l'enseignement doit garder une certaine retenue, qui est incompatible avec le prosélytisme vestimentaire.
 
Il y'a enfin, et ce sont probablement les pires, ceux qui veulent affirmer l'appartenance à une communauté, mais surtout se dissocier du reste de la société valaisanne. On ne peut faire abstraction de l’impact que peut avoir le port de ce symbole, souvent présenté ou perçu comme une obligation religieuse contraignante, sur ceux qui ne le portent pas. En voulant obliger le port du voile, ces gens affirment qu'il y'a eux, et qu'il y'a nous, qui serions de moins bonne moralité, qui serions de moins bons êtres humains. C'est évidemment absurde. 
 
C'est ce que dit l'UDC, mais c'est aussi l'avis de la Cour européenne des droits de l'homme, qui, dans tous les cas qui lui ont été soumis, s'est prononcée à chaque fois pour une interdiction, pour autant qu'elle ne soit pas discriminatoire.
 
Ces couvre-chefs sont un instrument de soumission et de prosélytisme. Sinon, pourquoi est-ce que des pays comme le Kosovo, la Turquie ou la Tunisie jusqu'à récemment, pourtant des pays à majorité musulmane, ont décidé de l'interdire le port du voile dans leurs écoles ? Et qui réclame son retour ? Les fondamentalistes. Nous devons dire stop à ces gens-là. Sans haine, mais avec raison et respect.
 
Ces derniers jours, notre société cristallise son débat autour des notions de consentement et de harcèlement, dont sont victimes les femmes la plupart du temps. L'UDC Valais a choisi son camp, en défendant les victimes face à leurs harceleurs. Le port de ces couvre-chefs n'est pas, dans l'immense majorité des cas, librement et entièrement consenti. C'est une autre forme de pression. C'est notre responsabilité d'élus d'y mettre fin et de rendre leur liberté aux enfants qu'on instrumentalise.
 
L'issue du vote de jeudi, hélas, paraît claire : le Parlement déclarera certainement notre initiative irrecevable. Face à pareil déni de démocratie, face à ceux qui se placent à la remorque d'un Conseil d'Etat qui n'a même pas osé prendre position sur le fond, préférant comme toujours l'opacité et l'obscurantisme, l'UDC défendra jusqu'au bout les droits des Valaisannes et Valaisans de voter sur ce texte et déposera un recours au Tribunal fédéral.
 
Pour l'UDCVR, le groupe UDCVR et le comité d'initiative,
 
Jérôme Desmeules, (co-) Président de l'UDCVR et membre du comité d'initiative
Alexandre Cipolla, Député

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