Publié le 27 mai 2013.
Extrait de www.commentaires.com, ce texte de Philippe Barraud :
Que ne nous a-t-on vanté le modèle social suédois ! Son État-Providence, son modèle d’accueil et d’intégration des immigrants… La réalité est tout autre, mais il a fallu des émeutes à répétitions pour qu’on s’en aperçoive, car les clichés ont la vie dure.
La réalité de la Suède aujourd’hui, c’est que les immigrants s’entassent dans des banlieues faites de barres d’immeubles vétustes et déprimants, où plus aucun Suédois ne vit, et où ils endurent la même situation que tous les immigrants dans toutes les grandes villes d’Europe: chômage à plus de 50%, ennui, acculturation, trafics et violences de toutes sortes, absence de perspectives.
Et pourtant ! Davantage que d’autres pays européens sans doute, la Suède a fait de gros efforts d’intégration, en bon élève social-démocrate, notamment au niveau de la formation, et consenti à une facture sociale très élevée. Peine perdue, apparemment, et c’est en cela que l’échec du modèle suédois est instructif: les manifestants n’ont rien de plus pressé que de brûler les… écoles, ce qui n’est tout de même pas très malin.
Le problème à Stockholm ou à Malmö se pose dans les mêmes termes qu’à Paris, à Manchester ou à Milan: le décalage socio-culturel et religieux est tout simplement trop grand pour pouvoir être comblé, autrement dit, pour que les immigrants puissent s’intégrer à la société qui les accueille, et devenir à termes des membres à part entière de la société suédoise, française, anglaise ou italienne.
C’est une réalité très désagréable, littéralement subversive, en cela qu’elle témoigne d’une impossibilité, d’une absence radicale de solutions. C’est pourquoi elle est strictement occultée par l’intelligentsia, qui n’admettra jamais que l’immigration massive en Europe de populations venues des pays du Sud, pauvres et majoritairement musulmans, est vouée à l’échec en termes d’intégration, quels que soient les efforts consentis.
C’est pourquoi il faut impérativement contrôler cette immigration, sous peine de créer d’innombrables ghettos explosifs partout, ce qui serait irresponsable à l’égard de la population indigène. Parallèlement, il faut tout faire pour que les pays d’émigration puissent offrir à leurs jeunes des perspectives autres qu’une émigration qui, dans près de 100% des cas, les conduira à de cruelles désillusions, et donc à la révolte, au communautarisme et à la violence.