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Banque cantonale: la politique des petits copains a trop duré !

Le Matin Dimanche nous apprend que la Banque Cantonale du Valais a officié comme bailleur de fond pour une société pharmaceutique martigneraine, désormais en liquidation, qui a fourni des médicament périmés à des malades du cancer, dont de petits enfants. Hormis la perte probable d’un montant significatif (on parle de plus de 15 millions de francs), de tels faits sont scandaleux et provoquent tristesse et colère.
 
Alors que de plus en plus de petites PME valaisannes éprouvent les plus grandes difficultés à se refinancer, que penser d’une banque, à plus forte raison cantonale, qui d’un côté « taxe » les comptes de nos caisses de pensions locales avec des intérêts négatifs et, simultanément, octroie des dizaines de millions de DOLLARS de prêts, quasiment à fonds perdus, à une société toute récente, pour un montant qui dépasse non seulement l’entendement, mais aussi et surtout 2x le chiffre d’affaires annuel réalisé par ladite société ? A l’évidence, tous les critères d’une gestion saine et prudente ont été allègrement violés, de même que ceux d’indépendance entre la Direction Générale et le Conseil d'Administration. 

 
Quand on apprends en plus que le patron de ladite société avait son domicile légal au domicile du président du Conseil d’administration de la BCVs, on comprend un peu mieux le pourquoi du comment, et on est surtout extrêmement choqué par ce clientélisme qui aura permis à une entreprise de continuer à exercer un business sinon mortel, tout du moins condamnable.
 
Qui était au courant au sein du Conseil d’administration, ainsi qu’au sein de la direction générale, co-responsable pour tous les crédits qui dépassent un montant minimal très largement inférieur à celui octroyé en l’occurrence à Alkopharma ? En tous les cas, et c’est une certitude, pas l’UDC, puisqu’elle n’est représentée ni au Conseil d’administration de la banque, ni à sa Direction générale. Il est vrai qu’il est toujours plus facile pour les partis en place de faire leurs affaires entre petits copains sans les "empêcheurs de tourner en rond" que sont les membres de l'UDC…  
 
La Banque cantonale a un statut particulier, elle est soumise à la haute surveillance de l'Etat. En tant qu'autorité de surveillance, nous demandons au Conseil d’Etat de réagir sans délai et de prendre toutes les mesures qui s'imposent. Toute proportion gardée, si un banquier situé au bas de l’échelle avait accordé un tel prêt, non seulement il ne travaillerait déjà plus depuis longtemps pour la BCVs, mais il serait également interdit d’exercer au sein de la profession.
 
L'UDC veut évidemment connaître non seulement tous les dessous de cette sordide affaire, mais également et surtout savoir s’il n’y aurait pas d’autres cadavres cachés dans les placards de la Banque. Evidemment, l’UDC, en attendant d’être enfin représentée au sein du Conseil d’Administration ainsi que de la Direction Générale de la Banque, demandera au Grand Conseil que la COGEST enquête sur cette affaire, afin d'établir les responsabilités respectives.
 
Pour l'UDCVR,
 
Jérôme Desmeules, (co-) président, Député
Jean-Luc Addor, vice-président, Conseiller national

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