Pour notre sécurité, des soldats, pas des planqués !

Pour défendre notre territoire et notre population, notre Pays dispose d’une réserve stratégique (une seule) : notre Armée. En sus, pour la protection de la population, nous pouvons compter sur la Protection civile, qui regroupe les personnels qui n’ont pas été reconnus aptes au service militaire. C’est tout.
Contrairement à l’Armée et à la PCi, le service civil n’est pas organisé comme un corps structuré et hiérarchisé. Sans surprise, il attire d’ailleurs, entre autres, les personnes allergiques à toute hiérarchie. Il ne dispose d’aucune véritable logistique. Son existence découle historiquement de la lassitude d’un pays dans lequel on ne voulait plus condamner les réfractaires au service militaire. On a donc créé de toutes pièces un service et des missions sans aucun rapport avec les besoins du Pays en cas de crise. Pour la galerie, la loi prévoit que ce soi-disant service de « remplacement », dont l’accès est théoriquement (théoriquement seulement…) réservé aux hommes aux prises à un conflit de conscience que plus personne ne vérifie, devrait représenter, pour la personne qui y est astreinte, une charge globalement équivalente à celle que représentent les services d’instruction pour un soldat, en particulier par une durée supérieure.
La réalité ?
Au lieu de demeurer une exception, le service civil s’est transformé en une véritable concurrence par rapport à notre Armée et à la PCi avec pour résultat que toutes les, elles manquent et manqueront toujours plus des effectifs nécessaires à leurs mission. La soi-disant équivalence du service civil avec le service militaire est une moquerie. Attirant tous ceux qui préfèrent la commodité à l’effort, le service civil, depuis 2009, attire chaque année entre 5’000 et 6’000 hommes avec en 2025 une année record : 7’211 sur 37’000 conscrits (un cinquième !) et environ 60’000 hommes astreints au service civil (qui, sous l’angle des effectifs, est devenu… une armée).
Ça suffit !
Alors que depuis plus de quatre ans, la guerre a fait son retour aux portes de l’Europe, le moment est venu, pour nous, de recentrer notre effort sur les institutions qui garantissent notre sécurité : l’Armée et la PCi.
Sans avoir osé remettre en cause le principe même de ce service civil qui a créé toute une économie parallèle dans laquelle des employeurs profitent d’une main d’œuvre gratuite ou bon marché, sans même avoir osé réintroduire l’examen du conflit de conscience qui, seul, devrait permettre aux jeunes Suisses d’échapper au service militaire, la réforme proposée, modeste, permet au moins d’espérer enrayer l’érosion des effectifs de notre Armée vers le service civil.
Cette réforme modeste, mesurée mérite notre soutien. Pour notre sécurité.
Car pour notre sécurité, nous avons besoin de soldats, pas de planqués.
Alors si vous n’avez pas encore voté, allez-y et dites OUI à cette réforme nécessaire du service civil… et faites passer le message autour de vous !
Jean-Luc Addor
Conseiller national
Membre de la Commission de la politique de sécurité
