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L’UDC lance son initiative contre le voile à l’école

L'UDCVR a lancé aujourd'hui une initiative cantonale pour interdire le port de couvre-chefs dans les écoles publiques du canton. La démarche vise notamment le port du voile et demande à l'exécutif cantonal de légiférer.
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Rester maîtres chez nous

par Jean-Luc Addor, co-président du comité d’initiative, vice-président de l’UDCVR, député, Savièse

Un peu partout en Europe, on assiste à la montée de l’islam. Au-delà de ses formes violentes, cette expansion, essentiellement liée à l’immigration, se manifeste par une augmentation spectaculaire de revendications de type communautariste. Si ce ne sont pas les minarets (que nous avons refusé), ce sont des demandes de ségrégations en tous genres, dans les piscines ou dans les cimetières, ce sont des demandes de congé pendant certaines fêtes comme l’Aïd (même en Valais), c’est la prétention à remplacer la loi civile, nos lois, par un droit qui nous est totalement étranger, la charia, et bien sûr, c’est aussi le voile.

Le voile, ce n’est donc pas un élément isolé. Et c’est seulement lorsqu’on le replace dans son contexte que l’on peut comprendre que par ces diverses manifestations et revendications, l’islam, contrairement à ce que croient des juges fédéraux enfermés dans leur tour d’ivoire de Mon-Repos, n’est pas seulement une religion : c’est une religion politique. Et c’est avant tout ce caractère politique de l’islam qui nous donne le droit, sur le même plan (politique), de défendre notre société, notre société chrétienne dans ce canton de tradition catholique, contre un phénomène qui s’apparente à une conquête. L’islam, du moins dans ses principales manifestations publiques aujourd’hui, l’islam qui a été de tout temps et qui reste une religion conquérante, ne cherche pas, en effet, l’intégration ; ses adeptes et ceux qui les guident la refusent, justement, de plus en plus ; leur objectif n’est pas de s’intégrer, mais de s’implanter chez nous.

Avec ses principes archaïques (ainsi le voile, qui fait de la femme un objet soumis au mâle et qui nous renvoie en plein obscurantisme), l’islam pose un problème sérieux à notre Etat de droit (dont il ne reconnaît fondamentalement pas la primauté sur la charia) et à notre démocratie. Sur cette terre chrétienne, il pose des problèmes sérieux dans nos écoles publiques qui, de par une loi qui n’a pas changé, n’est pas une école laïque, mais une école dans laquelle les valeurs chrétiennes gardent la primauté.

Dans ce contexte, l’initiative de l’UDC « pour des têtes nues dans les écoles publiques valaisannes », même si elle paraît limitée à un phénomène marginal (pour l’instant…), c’est un moyen, après les minarets en 2009, de mener, ici en Valais, un débat plus général sur l’islam. Dans ce débat, depuis plusieurs années, l’UDC est en première ligne ; ainsi au Tessin, où une initiative contre la burqa a abouti ou encore  à Fribourg où l’UDC s’engage contre un centre de formation d’imams. En Valais, les groupes UDC et SVPO ont réuni une majorité à l’appui d’une motion (dont nous attendons toujours la mise en œuvre) qui demande une obligation de se présenter à visage découvert dans diverses situations en public.

D’aucuns nous disent qu’il y a encore peu de cas, chez nous en Valais, où des jeunes filles musulmanes revendiquent le droit de porter le voile à l’école. C’est vrai. C’est même heureux. Cela signifie simplement que nous ne vivons pas (ou pas encore, si nous ne faisons rien) des situations telles que celles dont nos voisins français nous donnent le spectacle. Alors ce que nous disons, ce que dit l’UDC, c’est qu’il faut appliquer, comme souvent, le principe de précaution ; il faut prévenir avant d’en être réduits à guérir.

Avec cette initiative, l’UDC propose aux Valaisans et aux Valaisannes (car les femmes sont aux premières loges avec le voile) de dire, avec nous, que nous avons encore le droit, si nous voulons rester maîtres chez nous, d’imposer nos lois, nos règles, en particulier dans nos écoles publiques.

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Interdiction du voile à l’école : une question d’égalité et dintégration
par Jérôme Desmeules, vice-président du comité d’initiative, co-président de l’UDCVR et député suppléant, Fully

Dans un arrêt du 11 juillet 2013, le Tribunal fédéral, contre l’avis d’une école thurgovienne, pourtant soutenue par le département de l’éducation, a en substance autorisé deux jeunes filles macédoniennes (âgées de 14 ans au moment de leur demande) à porter le voile islamique à l’école secondaire publique de leur commune.  Cette jurisprudence a été suivie plus récemment par le Tribunal administratif de Saint-Gall, qui a tranché dans le même sens dans un arrêt qui, toutefois, a été porté au TF.

Par cette jurisprudence, le TF s’est attaqué à un principe fondamental  qui veut que nous soyions tous égaux devant la loi, un principe dont on ne voit pas pourquoi il ne devrait pas valoir dans les écoles publiques. Le motif essentiel ? Il manquait une base légale (un simple règlement scolaire ne suffit pas pour restreindre la liberté religieuse).

Cette jurisprudence discutable, qui fait l’impasse sur le caractère non pas religieux, mais d’abord politique du voile islamique, laisse toutefois une lueur d’espoir à ceux qui refusent de se résigner face à la prolifération des manifestations ostentatoires : on peut en effet en déduire, a contrario, que l’interdiction du voile dans les écoles publiques est admissible si elle est prévue dans une loi.

Cette loi, l’UDC, avant de recourir au moyen « lourd » de l’initiative populaire, a tenté par deux voies de l’introduire : d’abord par une modification de la loi sur l’instruction publique (refusée en novembre 2013), puis par un postulat « pour des élèves têtes nues dans les écoles valaisannes » dont notre initiative reprend le titre et le contenu, postulat lui aussi rejeté en mars 2014 à une courte majorité (63 contre 56 et 4 abstention). Face au refus de cette majorité du monde politique (mais avec tout de même l’appui d’une frange non négligeable du PDC), face à l’obstruction de l’establishment, l’UDC en appelle aujourd’hui au peuple.

On ne peut pas d’un côté interdire le port de casquettes et autres couvre-chefs en classe et en même temps en autoriser d’autres sous des prétextes religieux. Au-delà de toute autre considération, c’est une simple question d’égalité et de respect du corps professoral et de l'institution scolaire.

Alors que d’aucuns s’emploient à décrocher les crucifix des murs de nos classes, l’UDC veut combattre ce signe ostentatoire de soumission qui n’a pas sa place chez nous et qui ramène à une conception d’un autre âge. Le port du voile est un symbole d'une lecture fondamentaliste de l'islam et constitue un obstacle à l'intégration.

Pour l’UDC, l'intérêt public à une bonne intégration prime l'intérêt privé de certains parents musulmans à instrumentaliser leurs filles marquer la présence de l’islam dans nos écoles.

Bravant tout l’establishment, les Suisses et les Valaisans en particulier ont déjà dit non à la construction de minarets, autre signe ostentatoire de la présence d’une religion qui gagne chaque jour plus de terrain par des revendications toujours croissantes, de type communautaristes, en essayant d’imposer ses pratiques et ses symboles au reste de la société. En 2009, le message du peuple était pourtant déjà clair, mais visiblement pas encore assez pour le TF.

En portant ce débat devant le peuple, l’UDC veut permettre aux Valaisans de rappeler ce message et de réaffirmer leur attachement à nos racines et aux principes de liberté et d’égalité qui doivent rester inaliénables.

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Non à la soumission de la femme !
par Aïda Lips, députée suppléante, Leytron

Le voile islamique est-il un simple accessoire vestimentaire ? Evidemment non. Est-il alors un signe religieux ? Pas non plus ou plus précisément, pas principalement. D’abord, parce que l’obligation de plus en plus fréquemment imposée, même chez nous, à des filles de plus en plus jeune de le porter en public ne correspond pas à une prescription ou en tout cas n’est pas reconnue par tous les musulmans. Mais aussi et surtout en raison d’autres aspects, des aspects qu’il faut bien qualifier de politiques qui expliquent pourquoi l’islam, qui se radicalise toujours plus et que les islamistes prennent de plus en plus en otage, utilise le voile comme un signe ostentatoire de sa progression en terre infidèle, mais aussi (c’est de cela que je veux parler) de soumission de la femme.

Dans notre société, les femmes ont mis des années à gagner le droit d’être considérées à l’égal des hommes. Au-delà de tout féminisme exacerbé, il y a un vrai respect de la femme. L’égalité des droits entre hommes et femmes a été ancrée dans la constitution fédérale. Or, le voile, c’est un peu le retour à la case départ. C’est une forme ostentatoire d’une discrimination fondamentale entre hommes et femmes. Le port du voile marque les jeunes filles, les femmes qui le portent vis-à-vis des mécréants que nous sommes ; comme le disait un ancien ministre britannique, Jack Straw, c’est une déclaration visible de séparation. Le voile limite la liberté des filles musulmanes, marquant le fait qu’elles sont en quelque sorte réservées aux hommes musulmans (qui, eux, faut-il le préciser, sont dispensés de toutes les contraintes imposées aux femmes). C’est de cela, d’abord, que l’UDC veut empêcher le développement dans nos écoles publiques.

On présente encore le voile comme une manière de protéger les hommes contre leurs propres pulsions. Mais au fait, pourquoi cette protection ne va-t-elle, toujours, que dans le même sens, c’est-à-dire au détriment de la femme ? C’est aussi ce symbole de machisme dont l’UDC ne veut pas. A cet égard, on peut s’étonner du silence assourdissant des féministes et, bien souvent, des partis et organisations de gauche face à cette soumission, pour ne pas parler d’asservissement de la femme non pas à Allah, mais tout simplement à l’homme. Serait-ce à l’UDC que l’on trouve le dernier carré des défenseurs de la femme ?

On nous dit parfois que si l’on interdit le voile, les jeunes filles concernées ne viendront plus à l’école et se verront dès lors privées de scolarisation. Mais allons-nous céder à ce chantage alors que l’école est le creuset de l’intégration et justement pas de la discrimination ? Allons-nous reculer face à ceux qui refusent quelque chose (la dignité de la femme) qui, dans l’une de ses expressions (l’égalité des droits), est une règle juridique impérative qui constitue l’un des éléments de ce noyau de principes et de valeurs dont nous avons le droit d’exiger le respect de la part de ceux qui veulent vivre chez nous ? Ces parents (car ce sont les parents, d’abord, qui imposent le voile à leurs filles) qui utilisent leurs filles pour nous dire qu’ils ne veulent pas être comme nous infidèles, s’ils ne veulent pas respecter nos lois, ils peuvent toujours partir ; il y a bien assez de pays dans lesquels ils pourront soumettre leurs femmes et leurs filles sans nous en imposer le spectacle ostentatoire et presque provocateur.

Dans nos écoles publiques, l’UDC ne veut pas de filles-objets. Elle veut des élèves libres qui, même si elles viennent d’ailleurs, pourront bénéficier, mais seulement si leurs parents en acceptent les règles, d’une école qui, aujourd’hui comme hier, doit rester un lieu de liberté et d’intégration.

C’est dans ce sens que l’UDC s’engage, avec je l’espère le soutien de toutes celles et de tous ceux qui sont attachés à la dignité de la femme.


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