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Le Valais d’abord ! Lancement de l’initiative pour la préférence indigène

Nous vous l’avions annoncé, le grand moment est désormais arrivé de lancer notre initiative cantonale pour la préférence indigène.

Son nom : le Valais d’abord.

Pourquoi ? Parce qu’il symbolise ce qui devrait pourtant être une évidence, mais qui ne l’est malheureusement aujourd’hui encore pas : celle de penser à placer les citoyens établis dans notre canton (valaisans, suisses et étrangers), au centre des préoccupations du monde politique.


La Suisse avait lancé un signal, le 9 février 2014. Berne a choisi sciemment de l’ignorer, au profit de quelques intérêts, mais au mépris des intérêts du Peuple, et de sa volonté.

Pendant ce temps-là, les problèmes continuent. L’immigration de masse ne faiblit pas, nos infrastructures sont toujours surchargées, la concurrence pour l’emploi reste féroce et de plus en plus de suisses basculent dans une précarité complète ou s’en approchent dangereusement.

L’explosion des chiffres de l’aide sociale en est le témoin le plus violent. Comme un thermomètre. Le coût des aides a plus que doublé en Valais entre 2011 et 2016 passant de 22,2 à presque 50 millions désormais.

A gauche, il existe cette idéologie qui voudrait proposer plus d’aides mais avec plus d’impôts et plus de taxes pour la classe moyenne.
 
Cette approche est archi-fausse, c’est un pansement sur une jambe de bois, si on veut soigner un mal, il faut s’attaquer à ses causes, et pas seulement à ses symptômes. Plus d’impôts et de taxes, c’est moins d’emplois, et donc … plus d’assistés. Un cercle vicieux qui entretient la clientèle des partis de gauche, qui entretient le problème, mais qui ne profite pas au peuple.

Au centre, centre droit, vous avez ce dogme de l’ultra-libéralisme, ces gens qui ne pensent qu’à l’argent. Eux sont les vrais gagnants de la libre circulation. Ils se moquent des perdants.

Partant de ce constat fort, l’UDC lance une offensive double. 
 
D’abord avec notre initiative sur pour la préférence indigène.

Que demandons-nous concrètement :

- Tout d’abord une préférence à l’emploi pour les travailleurs indigènes dans l’ensemble du domaine public et privé. Par travailleur indigène, nous entendons toute personne de nationalité Suisse ou étrangère déjà au bénéfice d’une autorisation de travail.
- Nous demandons l’interdiction du dumping salarial, c’est-à-dire le remplacement de travailleurs indigènes par des travailleurs frontaliers ou importés, qui accepteraient des salaires plus bas.
- Nous demandons que l’Etat prenne des mesures pour éviter le remplacement de la main d’œuvre nationale par une main d’œuvre importée. Il s’agit ici par exemple de favoriser la formation dans des domaines où nous avons de grands besoins.
- Nous demandons que l’Etat récompense, par des incitations fiscales, les entreprises qui favorisent l’emploi indigène. Parce que nous devons fixer des règles pour que la prospérité profite à tous, mais nous devons aussi soutenir et récompenser ceux qui montrent l’exemple, ceux qui forment des apprentis ou font monter en compétences leurs employés plutôt que d’aller recruter à l’extérieur.
- Pour le domaine public, parapublic, et subventionné, nous demandons une préférence cantonale stricte. Pour cela, ces entités devront systématiquement veiller à favoriser les chômeurs de notre canton via la mise en place d’un processus contraignant. Les subventions étatiques ne doivent pas être versée sans contrepartie, elles doivent assurer un retour concret pour les valaisans. En Valais, le public, parapublic, c’est près d’un emploi sur deux ! Le Grand Conseil exercera sa surveillance.

Et puis, avec des mesures au Grand Conseil. Des mesures qui vont agir pour favoriser notre agriculture locale, pour rétablir l’équité fiscale entre suisses et étrangers et ainsi nous permettre de dégager d’importants moyens pour financer des mesures destinées à augmenter le pouvoir d’achat et faciliter la recherche d’emplois. Enfin, des mesures pour assurer une pondération adéquate des critères sur les marchés publics et favoriser les entreprises locales.

Elles seront complétées par d’autres mesures, qui seront le fil rouge de notre politique pour les 4 prochaines années.

Ces derniers jours, nous avons pu entendre toutes sortes de commentaires indécents de politiciens qui sont venu nous expliquer que Maria n’existe pas. Ils nous expliquent qu’en Valais, personne n’est laissé au bord de la route, que l’aide sociale s’occupe de ces gens. 
Ils s’indignent d’une affiche, ils poussent des cris face à de simples faits : Les moyens de l’Etat sont limités, par nos impôts, financés par la classe moyenne,  et on doit donc faire des choix. 

Il s’agit évidemment d’une indignation convenue, propre à masquer leur totale inaction, ou leur absence complète de programme, rempli de généralités, les mêmes qu’on voit depuis 30 ans.

Rappelons-nous des faits :

C’est Esther Waeber-Kalbermatten elle-même qui :
 
- avait proposé une baisse de subside d’assurances maladie, heureusement refusée par le parlement et par le groupe UDC en tête.
- n’avait, jusqu’à maintenant, engagé aucun inspecteur, ni prévu aucune base légale, pour combattre les abus et qui a donc probablement laissé filer des millions.
- a laissé se développer une aide sociale dans laquelle il était, pour les jeunes, plus rentable de ne pas travailler plutôt que d’entreprendre un apprentissage
- C’est elle qui a gaspillé 4 millions de francs dans le dossier électronique du patient, argent qui aurait pu être utilisé ailleurs.

D’autres nous disent que ce sont nous les pendulaires, alors qu’ils passent sous silence le fait que de nombreux confédérés et étrangers sont venus s’établir chez nous parce qu’ils ne peuvent plus se loger chez eux. Ils sont bien plus de 15'000 à l’avoir fait depuis 10 ans. Cet argument démontre qu’ils ne se rendent pas compte des problèmes que subit la classe moyenne, prise en étaux entre des salaires qui stagnent, et tout le reste qui augmente. 

Et puis, ces mêmes politiciens ne s’indignent pas, vous ne les entendez pas, sur la situation des Maria de ce canton. 
Visiblement, ils n’ont aucune idée de ce que vit le peuple. En Valais, on n’a pas besoin d’être à l’aide sociale pour avoir de la peine à boucler ses fins de mois.  Si vivre avec l’aide sociale est difficile, l’Etat s’occupe au moins déjà de cette catégorie de personnes. Mais le vrai problème est ailleurs, il est chez les gens qui gagnent juste de quoi vivre.  Ceux qui ont le nez juste au-dessus de l’eau.

Ces gens œuvrent souvent dans des secteurs où la concurrence étrangère est vive et où l’emploi est précarisé. Puis, un accident de la vie, un licenciement, un problème de santé ou un divorce les feront basculer. Les rappels et poursuites s’enchainent et ils finissent par devoir choisir entre payer la facture du dentiste, et celle de leur loyer. Encore trop « riches » pour être à l’aide sociale, mais pas assez « pauvres »pour être vraiment aidés.

Pour contrer cela, la meilleure mesure sociale, la plus efficace, celle qui amène le plus de prospérité pour tous, c’est d’avoir un emploi. Et pour ceux qui travaillent, avoir un emploi qui paie bien.
 
D'ici environ 1 mois, notre texte sera validé par la chancellerie du canton et nous pourrons démarrer la récolte de signature, qui durera 12 mois, pour récolter 4000 signatures
 
Jérôme Desmeules
Président du comité d'initiative
 
 
 

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